Campagne électorale

inauguration Donald Trump

Couverture médiatique de l’inauguration à travers le monde

  • ​Les ¾ de la couverture proviennent de l’Amérique du Nord
  • 18 % de la couverture en provenance des médias de l’Europe, surtout de la France, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
  • Et la Russie ? 1 % de la couverture en Europe… C’est peu.
  • Ton de la couverture : moitié positive (discours de M. Trump, parade, bals, etc.) et l’autre moitié négative (visibilité des manifestations, critiques, peur et opposition).

couverture inauguration Trump

Donald Trump sur les médias sociaux

  • ​Donald Trump publie 13 publications par jour en moyenne sur les médias sociaux (Twitter, Facebook et Instagram) depuis le 9 novembre.
  • Plus de 900 publications au total
  • Les mots clés les plus utilisés par Donald Trump :

#usa
#trumpTrain
#MAGA
#MakeAmericaGreatAgain
#AmericaFirst
#ThankYouTour2016

  • ​Donald Trump est actif sur Twitter, mais aussi sur Facebook et Instagram …
  • Depuis le 9 novembre, c’est d’ailleurs sur Facebook qu’il a le plus publié.

Facebook : 380 publications
Twitter : 359 publications
Instagram : 178 publications

  • ​Ses abonnés interagissent d’ailleurs plus sur Facebook et Instagram que sur Twitter.
  • ​Durant l’inauguration (19 au 21 janvier), plus de 15 millions d’interactions (j’aime, partage, commentaires, retweet) de ses « fans » ou détracteurs sur les plateformes sociales de Donald Trump. ​
  • C’est plus de 40 000 « j’aime » (ou commentaires, partages, etc.) à chaque minute…

Trump Twitter

Trump Instagram

La présidentielle américaine a été exceptionnelle sur plusieurs aspects, y compris pour la couverture médiatique !

Contrairement à la tendance habituelle, les médias américains n’ont pas suivi les sondages. Depuis le début du mois d’août, peu de journées n’ont passé sans que Donald Trump ne soit plus couvert qu’Hillary Clinton.

Même lorsque la candidate démocrate dominait sur son adversaire dans les sondages, le candidat républicain demeurait plus médiatisé.

À l’aide de l’outil d’analyse médiatique Eureka.cc Analytik, Mesure Média a trié près de 400 000 retombées de presse, et ce, uniquement entre le 1er août et le 7 novembre 2016 !

Voici quelques données:

  • Les médias américains ont plus couvert Donald Trump que Mme Clinton : 53 % vs 47 %.
  • Toutefois, le ton de la campagne a été souvent négatif. M. Trump a été éclaboussé par des scandales fort médiatisés, dont ses propos controversés sur les femmes.
  • Malgré une couverture plus abondante, M. Trump s’est retrouvé régulièrement en déficit de réputation dans les médias.

médias et présidentielle américaine

 

Évolution de la couverture par jour dans les médias américains

  • Les trois pointes médiatiques de couverture représentent les trois débats qui ont eu lieu entre Hillary Clinton et Donald Trump.
  • Les médias ont davantage couronné Mme Clinton comme gagnante de ces débats.
  • Deux controverses ont aussi affecté M. Trump en marge de ces débats, soit le fait qu’il avait évité de payer ses impôts pendant plusieurs années et ses propos sur les femmes.

couverture média présidentielle américaine

 

Couverture de la présidentielle américaine à travers le monde

  • Plus balancé que les médias américains, les médias à travers le monde ont toutefois accordé une part égale d’attention aux deux candidats. couverture médiatique présidentielle américaine

 

  • Plus de 70 % de la couverture médiatique de la présidentielle américaine provient de l’Amérique du Nord, suivi de 19 % de l’Europe.

présidentielle USA

  • Plus de 60 % de la couverture de la présidentielle américaine était en anglais et 18 % en français. Les médias de la France ont couvert abondamment cette campagne.

campagne présidentielle usa

 

Nous sommes en 2012, à quelques semaines de la campagne électorale au Québec. Mon associée Caroline Roy et moi sommes très fiers d’avoir mis au point un nouvel outil de mesure des performances des partis : www.gagnerlajournee.com

Autour de nous, on dit que c’est un outil original qui nous permettra de nous positionner dans l’actualité. Mais, ça ne nous suffit pas. Il nous manque une opinion : celle de Jean Lapierre.

Un ami commun l’appelle et lui dit : « Jean, j’ai un ami qui a créé un outil de mesure pour les élections et il aimerait ça t’en parler, pourrais-tu prendre un café avec lui ? ». Hyperactif, il n’avait probablement retenu que trois mots : mesure, élections et café. Il dit oui tout de suite.

Deux jours avant le déclenchement des élections, Caroline et moi le rencontrons au Latini. Il nous accueille chaleureusement et nous allons droit au but : voici notre outil et ses attributs. Passionné, il nous bombarde de questions très pertinentes. Puis, il s’arrête, nous sert son sourire si connu et nous dit : « C’est bon, votre affaire. J’aime ça et je vais en parler ».

En effet, il a souvent diffusé nos scores à la radio, à la télévision et sur Twitter – contribuant à donner beaucoup de crédibilité à notre entreprise.

Merci et au revoir, Jean !

Hillary Clinton PR

Par Pierre Gince, ARP et Caroline Roy

Quel est le dénominateur commun entre Hillary Clinton et Justin Trudeau ?

En plus d’être perçus comme des progressistes, ils sont des « bêtes politiques » qui aspirent à prendre le pouvoir (Clinton) ou à y demeurer (Trudeau).

Pour ce faire, ils doivent s’entourer, notamment, de stratèges imaginatifs en contenu, des meilleurs rédacteurs de « lignes » qui marqueront l’imaginaire populaire et de gestionnaires de données hors du commun.

En effet, le big data, les sondages et l’analyse des médias traditionnels et sociaux sont désormais primordiaux pour gagner ses élections.

L’instinct du bon vieux temps : terminé !

Dans un récent blogue, Katie Paine – une analyste américaine du contenu des médias – s’est penchée sur le phénomène exponentiel de la cueillette et l’analyse des données dans les campagnes électorales à succès.

Que ce soit chez nos voisins du sud, au Québec ou au Canada : les campagnes électorales du bon vieux temps, menées de façon un peu aléatoire, c’est terminé.

Plus que jamais, la cueillette efficace des données et leur analyse poussée guident chaque battement de cœur des candidats et de leurs stratèges.

Sans surprise, les campagnes à la présidence de Barack Obama – en 2008 et 2012 – ont changé la façon de faire pour gagner une élection des deux côtés de la frontière. En effet, les équipes des candidats Clinton et Trudeau tentent de répliquer le succès obtenu par Barack Obama et ce, en utilisant des tonnes de données – transformant ainsi une campagne électorale en un gigantesque « laboratoire humain ».

Une telle démarche a permis, par exemple, de connaître la quantité exacte de bénévoles nécessaire pour aller frapper à un nombre précis de portes, dans un secteur particulier de l’État du New Hampshire. Pourquoi ? Afin de déterminer combien de conversations favorables allaient être nécessaires afin qu’Hillary puisse se démarquer, à une heure ciblée, dans les médias sociaux ! Malheureusement pour elle, cet exercice très sophistiqué n’a pas été suffisant…

Dans un contexte très évolutif, voici trois leçons à retenir et à mettre en pratique :

 

1) Ne jamais cesser d’apprendre pour évoluer

Lors des présidentielles de 2008 et de 2012, l’équipe d’Obama avait renversé tout le monde avec ses techniques d’analyse des données et des tendances, notamment sur les médias sociaux. L’entourage actuel d’Hillary Clinton a pris des notes et applique aujourd’hui ces techniques d’analyse.

Pour les communicateurs, les entreprises et les marques, le message est clair : l’évaluation de vos stratégies de communication vous rendra meilleurs… seulement si vous apprenez de celle-ci !

Par exemple : plusieurs organisations font seulement analyser leurs retombées de presse positives pour démontrer leur succès. Par contre, celles qui évoluent sont celles qui font aussi évaluer leurs insuccès médiatiques et qui apprennent de ceux-ci.

Autrement dit : il faut aller au-delà des premières impressions positives. Et oser mesurer la couverture de presse négative pour apprendre et s’améliorer.

 

2) Garder les yeux sur l’objectif

En politique, l’objectif est clair : il faut générer le plus d’appuis possibles pour son candidat.

Le jour du scrutin aux primaires du New Hampshire, les bénévoles du clan démocrate avaient l’habitude de se pointer aux intersections fréquentées et de tenir des pancartes en soutien à leur candidat. Ce temps est révolu.

L’analyse des sondages et d’autres données ont démontré que cette tactique avait peu d’impact sur les électeurs du New Hampshire, car ceux-ci se font une tête quelques jours avant le vote. Désormais, les bénévoles démocrates ont cessé de se geler les fesses aux coins de rues le jour du vote… et maximisent leur temps à rencontrer des électeurs à une semaine du scrutin !

Dans le cas d’une stratégie de presse, l’objectif est parfois moins direct qu’en politique. Mais ce n’est pas une raison pour perdre de vue le but d’une campagne de presse. Le même principe s’applique au rapport d’analyse de presse.

Il faut cibler à quoi servira l’analyse de la couverture médiatique du client pour lui proposer les variables et données appropriées. Inutile de produire un rapport de 50 pages avec des données qui n’aident pas le client à atteindre son objectif de communication !

 

3) Utiliser les données pour recadrer sa stratégie

Impossible de mener une campagne électorale sans imposer une discipline de fer aux employés et aux bénévoles.

Les gestionnaires des communications doivent aussi être fermes dans leurs décisions. Quand les données de sondages ou d’analyses de presse viennent indiquer qu’une stratégie ne fonctionne plus, il faut revoir ses orientations, son budget, ses ressources et l’organisation de ses employés.

Avec des données précises, il est beaucoup plus facile de convaincre une équipe – qui inclut souvent des bénévoles de longue date – qu’une stratégie doit être abandonnée ou corrigée le plus rapidement possible.

En conclusion : les stratèges d’Hillary Clinton, de Justin Trudeau et des prochains leaders politiques ont tout intérêt à accorder – tant en campagne électorale que durant leurs mandats – une place grandissante au big data, aux sondages et à l’analyse des médias traditionnels et sociaux.

campagne électorale fédérale 2015

Quels ont été les principaux gains et déficits de réputation médiatiques de la campagne électorale fédérale ?

Qui s’est démarqué sur les médias sociaux ?

Quel chef a suscité le plus d’engagement ?

Pour télécharger notre bilan de la campagne fédérale 2015

médias sociaux campagne électorale

L’une des plus longues campagnes électorales de l’histoire du pays tire à sa fin. Tout au long des onze semaines de cette campagne, nous avons analysé la performance des chefs sur les médias sociaux en tenant compte de différents indicateurs pour vous donner un portrait global de la situation.

Étant donné que les chefs atteindront le fil d’arrivée dans quelques jours, nous profitons de cette dernière chronique pour dresser un bilan de cette campagne remplie de rebondissements.

 

Justin Trudeau : le plus populaire

Il est clair depuis plusieurs semaines que l’un des objectifs que s’était fixé le chef du parti libéral était de devancer Stephen Harper au niveau du nombre total d’abonnés sur les médias sociaux.

À quelques jours des élections, Justin Trudeau a gagné son pari. Il devance maintenant le chef conservateur avec un nombre total d’abonnés de 1 183 900 comparativement à 1 165 000 pour le chef conservateur.

médias sociaux campagne électorale

 

Bien que cette victoire ait une portée symbolique importante – celle d’être le chef politique le plus suivi au Canada, elle n’a eu que très peu d’impact au niveau des performances sur les médias sociaux. En effet, les techniques de ciblage publicitaire sur les médias sociaux permettent de rejoindre un bassin d’électeurs qui dépasse largement le nombre d’abonnées sur les diverses plateformes.

Par ailleurs, le nombre d’abonnées est une chose, mais si les abonnées n’interagissent pas avec les publications qui sont diffusées, ils n’ont pratiquement aucune valeur.

 

Nombre de publications : quand la quantité supplante la qualité

Difficile de déchiffrer une stratégie claire pour le nombre et la fréquence des publications chez les chefs. Seuls les conservateurs ont procédé de façon méthodique en augmentant graduellement le nombre de publications selon l’avancement de la campagne.

Justin Trudeau et Thomas Mulcair, très certainement animés par des impératifs internes, ou en réponse au déroulement de la campagne, ont eu une fréquence de publication plutôt irrégulière lors de cette campagne.

médias sociaux campagne électorale

 

Comme mentionné à quelques reprises, l’augmentation du nombre de publications devrait en théorie faire croître le nombre d’interactions (j’aime, partages, retweets, commentaires, etc.) et donc ultimement avoir un impact à la hausse sur le taux d’engagement.

Toutefois, cette règle ne s’applique que si le contenu diffusé est suffisamment de qualité pour faire réagir l’électorat. Force est de constater, en comparant le nombre de publications au taux d’engagement, que ce ne fut pas toujours le cas pour le chef libéral et le chef néo-démocrate.

médias sociaux campagne électorale

 

Engagement : Harper domine, Duceppe crée la surprise

Lors de la campagne, le taux d’engagement a été calculé en comptant le nombre d’interactions pour ensuite le diviser par 100 abonnées. Cette méthode de calcul a l’avantage de mettre tous les chefs de parti sur le même pied d’égalité, indépendamment de leur nombre d’abonnés sur chaque plateforme.

La campagne a permis de constater que Stephen Harper détenait un net avantage sur ses compétiteurs. En moyenne, il a obtenu un taux d’engagement de 2,24 % lors de la campagne. Son plus proche compétiteur, Gilles Duceppe a effectué une belle remontée en fin de campagne pour devancer Harper au fil d’arrivée. Le chef du Bloc Québécois a toutefois terminé la campagne avec un taux d’engagement moyen de 1,52 %, ce qui le place au deuxième rang devant Thomas Mulcair (0,96 %) et Justin Trudeau (0,35 %).

médias sociaux campagne électorale

 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la domination de Stephen Harper à ce chapitre.

Son contenu, collé à l’actualité et bien préparé, a réussi à bien stimuler ses partisans. Bien qu’impossible à chiffrer, le chef conservateur disposait sans aucun doute d’un budget publicitaire important qui lui a permis d’obtenir plus d’engagements.

Finalement, le chef conservateur a été en mesure de bien doser ses publications pour inclure à la fois du contenu sur son programme électoral, mais également du contenu plus léger, comme lorsqu’il s’adonnait à une séance de jeux vidéos avec son fils.

La fin de la campagne s’annonce plutôt corsée puisque le chef du NPD et le chef libéral semblent avoir entamé une remontée lors des deux dernières semaines.

 

Meilleures publications : la question du niqab trouve écho

Stephen Harper a joué à fond la carte identitaire avec la question du niqab. De toute évidence, cette stratégie a soulevé les passions sur les médias sociaux.

La publication ayant obtenu le plus d’interactions lors de cette campagne est celle de Stephen Harper sur Facebook qui affiche une citation de lui disant qu’il ne demandera jamais à sa fille de se couvrir son visage.

Cette publication a obtenu 87 526 interactions (54 023 likes, 29 200 partages, et 4 303 commentaires), soit plus de trois fois plus que la deuxième publication ayant obtenu le plus d’interactions (27 943).

médias sociaux campagne électorale

 

Stephen Harper est un habitué de la première place pour la meilleure publication de la semaine. Il a d’ailleurs partagé ce top 5 avec Justin Trudeau tout au long de la campagne à l’exception de quelques percées du NPD.

Justin Trudeau fait donc également très bonne figure à ce chapitre. Fait important à noter : trois des quatre publications qui se retrouvent au top 5 ont été diffusées par le chef libéral lors de la dernière semaine.

Cette percée peut signaler deux choses : soit il a le vent dans les voiles (comme le démontrent les sondages) ou il a augmenté sa mise publicitaire en fin de campagne pour tenter de rejoindre plus de gens et susciter plus d’interactions.

Dans les deux cas, il s’agit d’un bon signe pour le chef libéral dans le dernier droit de la campagne.

Entre les électeurs masqués, la montée de Justin Trudeau et le retour de Rob Ford, les partis politiques entament le dernier sprint de cette trop longue campagne électorale. Difficile à croire, mais après 11 semaines de ce marathon politique et médiatique, le jour du vote approche enfin !

 

Les gains :

1- Justin Trudeau : passage remarqué à Tout le monde en parle

Justin Trudeau défilait à son tour sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche dernier, soit le même soir que Gilles Duceppe. C’est toutefois le chef libéral qui a fait davantage la manchette que son homologue bloquiste. « On n’a pas besoin d’une coalition » est le message de M. Trudeau que les médias ont retenu à la suite de son entretien à TLMEP. Le chef libéral s’en est aussi mieux tiré que Thomas Mulcair. Les médias avaient surtout rapporté que le chef néo-démocrate s’était dit « inconfortable » avec le niqab durant son entrevue avec Guy A. Lepage.

 

2- Les libéraux vous enlèveront de l’argent, menace Stephen Harper

Stephen Harper a profité du congé de l’Action de Grâce pour insister sur le «risque» que prendront les électeurs en appuyant l’approche libérale, affirmant qu’elle était axée sur l’augmentation des impôts. Reprenant son numéro de la veille – comparé sur les médias sociaux à la célèbre émission The Price Is Right – M. Harper a sorti de nouveau ses billets de 10 $ et de 20 $ pour illustrer le coût que représentent les mesures libérales, notamment pour les petites entreprises.

Source : Radio-Canada.ca
Source : Radio-Canada.ca

Cette mise en scène semblait inspirée de l’annonce de la réduction de la TPS, annoncée le 30 juin 2006.

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Puisqu’il peut être payant de recycler du vieux, cette récente sortie médiatique, publiée sur le site Radio-Canada.ca, vaut un gain de réputation de 2 990 $ aux troupes conservatrices, selon notre outil d’évaluation des médias mesure [d] .

 

3- Vote par anticipation : l’Halloween avant l’heure

Pour ceux qui auraient vu des reportages sur le vote par anticipation le week-end dernier, sachez que l’Halloween n’est pas encore arrivée. Et que les bureaux de vote ne distribuent pas des bonbons… En réalité, plusieurs électeurs se sont présentés au bureau de scrutin le visage masqué avec des sacs de patates, de faux niqabs, des foulards ou des masques de clowns. Pourquoi pas ? L’instigatrice de ce mouvement – visant à protester contre le port du niqab – a donné une entrevue à l’animateur Sylvain Bouchard du 93,3 FM à Québec. Catherine Leclerc s’est ainsi mérité un gain de réputation de 6 960 $*.

 

4- La famille Trudeau en vedette

Source : Le Journal de Montréal
Source : Le Journal de Montréal

La famille de Justin Trudeau a été relativement discrète tout au long de la campagne. Sophie Grégoire, l’épouse du chef libéral, allaite toujours, nous dit-on, pour expliquer cette discrétion. Cela dit, alors que le parti libéral est porté par des sondages favorables, Justin Trudeau en a profité pour offrir quelques portraits de famille aux photographes qui suivent sa campagne. Nous avons donc eu droit aux Trudeau dans le Grand Nord et aux Trudeau dans le potager de citrouilles. Mignon, n’est-ce pas ?

Source : Star Touch
Source : Star Touch

 

Les déficits :

1- NPD ou comment survivre aux sondages

Le défi du NPD jusqu’au jour du vote sera de survivre aux sondages, qui positionnent le parti en 3e position, sans réel chance de former le gouvernement. Malgré tout, Thomas Mulcair se veut positif, profitant du lancement de sa plateforme électorale, à Montréal, pour ouvrir la porte à une éventuelle alliance avec les partis fédéralistes. L’autre défi de M. Mulcair sera de se maintenir dans l’actualité, alors que les médias seront tentés de porter toute leur attention sur la lutte entre les libéraux et les conservateurs.

 

2- Quand la dinde a son mot à dire…

D’après les commentateurs politiques, la dinde a parlé cette fin de semaine. Et elle n’aurait pas parlé « bleu »… En fait, la dinde aurait vu rouge… si l’on se fie aux derniers sondages. Prudence tout de même.

Certains chroniqueurs, surtout hors-Québec, se sont permis d’offrir des conseils sur comment éviter les sujets politiques durant le repas de l’Action de Grâce. Dans le Toronto Star, une spécialiste de la bienséance conseillait d’ouvrir une autre bouteille de vin advenant le cas où les esprits s’échauffaient trop. Dans ce contexte, pouvons-nous vraiment nous fier aux prédictions de la dinde ?

 

3- Le spectre du gouvernement minoritaire

Il fait presque aussi peur que les électeurs masqués au bureau de vote. De quoi parlons-nous ? Du spectre du gouvernement minoritaire… Selon les sondages, on se dirige possiblement vers un gouvernement minoritaire conservateur ou libéral. À tour de rôle, Gilles Duceppe, Justin Trudeau et Thomas Mulcair ont affirmé qu’ils renverseraient, à la première occasion, un gouvernement minoritaire conservateur. En entrevue éditoriale avec La Presse, M. Duceppe a martelé que « M. Harper ne sera pas premier ministre, même s’il arrive premier ». Bref, le gouvernement minoritaire a mauvaise presse.

 

4- Le retour des Ford

On le croyait disparu à jamais, mais l’ex-maire de Toronto, Rob Ford, est revenu sur le radar médiatique, question de donner un coup de pouce aux troupes conservatrices dans la Ville-Reine. Il faut croire que Rob Ford, tombé dans la disgrâce après avoir avoué qu’il consommait du crack, possède toujours une certaine aura à Toronto. Sinon, pourquoi Stephen Harper se serait-il présenté aux côtés de Rob Ford et de son frère, Doug ? À moins que la campagne électorale des conservateurs aille mal à ce point…

 

* Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, mesure [d] évalue différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Trudeau ontario

Avec la collaboration de Pierre Gince, Youssef Amane, Emmanuelle Rouillard et Nathalie Goyer.

Rappelons-nous la fameuse phrase de Bernard Derome, lancée si souvent en ondes à Radio-Canada: «Si la tendance se maintient, le prochain gouvernement sera formé par…»

Motivés par plusieurs sondages au cours des derniers jours, les libéraux ont le vent en poupe. Mais Stephen Harper, Thomas Mulcair et Gilles Duceppe n’ont pas dit leur dernier mot, et Miss Canada s’invite dans la campagne électorale.

 

Les gains :

1- La Presse soutient Trudeau… 12 jours avant le vote

Il s’agit d’une vieille tradition britannique: en page éditoriale, à la veille des élections, certains quotidiens prennent position en faveur d’un prochain gouvernement.

Au Québec, Le Devoir, La Presse et The Gazette continuent de se positionner ainsi, ce qui génère toujours un tollé de protestations chez ceux qui voient dans ce préjugé favorable un biais négatif dans la couverture de leur parti préféré… non favorisé.

Cette fois-ci, une première: La Presse a ouvert le bal à 12 jours des élections afin de souhaiter un gouvernement libéral.

 

2- Justin Trudeau rassemble

À deux semaines du vote, l’heure est aux grands rassemblements pour les partis politiques… lorsqu’ils ont la force d’attraction nécessaire.

Entouré de sa famille, Justin Trudeau s’est présenté dimanche dernier à Brampton, en Ontario, devant une foule estimée de 5000 à 7000 de militants, brandissant des pancartes rouges… de loin le plus grand rassemblement de cette interminable campagne.

Une photo de ce rassemblement s’est retrouvée en une du journal Toronto Star, lundi, ce qui représente un gain de réputation de 512 120 $* pour les libéraux fédéraux, selon notre outil d’évaluation des médias, mesure [d].

 

3- Thomas Mulcair défile à Tout le monde en parle

Pendant ce temps, le chef du NPD défilait à l’émission Tout le monde en parle de Radio-Canada.

Premier chef fédéral à se pointer sur ce plateau au cours de cette campagne, Mulcair a offert une bonne entrevue, mais qui n’aura sans doute pas l’impact majeur souhaité pour relancer le reste de sa campagne.

Rien à voir avec le passage remarqué de Jack Layton, qui avait électrisé sa campagne au Québec après son passage à Tout le monde en parle.

 

4- C-51: récupération politique ou non?

Près d’un an après l’attentat à la base militaire de St-Jean-sur-Richelieu, la sœur de Patrice Vincent, le militaire tué, offre son soutien aux conservateurs.

Louise Vincent a profité d’un rassemblement, à Lévis, pour militer en faveur du projet de loi antiterroriste C-51, aux côtés du ministre sortant de la Sécurité publique, Steven Blaney. Les adversaires politiques ont crié à la récupération politique de cet attentat.

Qu’on soit pour ou contre ce projet de loi, difficile de ne pas être sympathique à Mme Vincent, qui rappelle son frère à notre mémoire. Publiée sur le site web de Radio-Canada, cette nouvelle représente un gain de réputation de 1790 $* pour les conservateurs.

 

Le déficits :

1- Partenariat transpacifique: les deux solitudes médiatiques

Mardi matin, la majorité des quotidiens nationaux – National Post, Globe and Mail, Toronto Star, Ottawa Citizen, etc. – ont fait du Partenariat transpacifique la nouvelle la plus importante sur leur page couverture. Tous les journaux nationaux… sauf ceux du Québec !

La Presse misait plutôt sur un dossier sur les dons aux partis fédéraux, Le Journal de Montréal y allait d’une entrevue avec une femme portant le niqab, alors que The Gazette présentait un reportage sur l’impact des travaux de l’échangeur Turcot.

Même du côté de Québec, où Le Soleil traitait d’un enjeu touchant l’aéroport. Seul Le Devoir a fait du Partenariat transpacifique le sujet majeur de sa une.

 

2- Le niqab: la responsabilité des médias ?

Parlant du Devoir, son journaliste Stéphane Baillargeon a soulevé la question de la responsabilité des médias dans la couverture abondante de l’enjeu du niqab au cours de cette campagne.

Selon le chroniqueur, certains politiciens ont volontairement maintenu le sujet dans l’actualité, mais… les médias seraient aussi responsables.

Puisque le niqab est devenu un thème émotif, il crée des débats passionnés qui ne nuisent pas aux cotes d’écoute. Comme une cinquantaine de femmes le portent au Québec, chacune a fait l’objet en moyenne de 34 articles dans la presse imprimé et sur le web au Québec depuis la mi-septembre!

Dans Le Soleil de mercredi, une candidate néo-démocrate de Québec, Annick Papillon, dénonçait que les médias «ne soient pas capables de parler d’autre chose» et les exhortait à aborder les «vrais enjeux».

 

3- Stephen Harper a Miss Univers sur le dos

Madame Univers Canada
Source : Belarus Entertainment

Pas facile d’avoir Miss Univers sur le dos…

Parlez-en à Stephen Harper, cible des attaques répétées d’Ashley Callingbull, devenue la première Canadienne d’origine autochtone à recevoir le titre de Miss Univers.

Originaire de la communauté crie d’Alberta, elle s’est fait photographier, ces derniers jours, avec un t-shirt arborant l’édifiant message «F… Harper».

La nouvelle, publiée sur le site web de La Presse, vaut un déficit de réputation de – 3720 $* aux conservateurs.

 

4- Les politiciens éclaboussés par l’eau du fleuve

C’est l’histoire d’un maire qui souhaite déverser huit milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Il est un ancien ministre libéral au fédéral.

Dans la même histoire, un ministre libéral québécois le soutient, et des élus en campagne électorale au fédéral – ses anciens adversaires – interviennent pour dénoncer cette décision. Et l’on s’accuse de partout de politiser cet enjeu!

Le déversement est prévu le dimanche 18 octobre, à quelques heures du début officiel du vote. De toute évidence, on s’éclabousse à qui mieux-mieux!

 

* Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, mesure [d] évalue différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

interactions médias sociaux

Nous franchissons aujourd’hui le cap des 2 mois de campagne et les partis passent en vitesse supérieure pour le dernier droit. Certains décident d’augmenter drastiquement leur fréquence de publications alors que d’autres font le plein d’interactions.

 

Abonnés : une bataille au sommet

Depuis le début de la campagne, Justin Trudeau met les bouchés doubles pour tenter de dépasser Stephen Harper au niveau du nombre d’abonnés combiné sur Facebook, Twitter et Instagram.

Le chef libéral a rétréci l’écart, qui était de 100 000 abonnés au début de la campagne, à 42 000 abonnés maintenant. Reste à voir si Trudeau pourra déloger Harper avant la fin de la campagne électorale.

croissance médias sociaux

 

Les « candidats du changement » pèsent sur l’accélérateur

On avait noté la semaine dernière une augmentation énorme du nombre de publications du chef libéral. Il ne s’agit visiblement pas d’une augmentation passagère puisque Justin Trudeau a encore augmenté son nombre de publications de 89 pour un total de 322 publications lors de la dernière semaine.

Cette augmentation provient majoritaire de Twitter, la plateforme de choix du chef libéral. Sa fréquence de publication a également augmenté dans une moindre mesure sur Facebook et elle demeure stable sur Instagram.

Le chef néo-démocrate ne veut pas se faire distancer à ce chapitre, alors il a augmenté sa fréquence de publication de 42 pour atteindre 189 publications à l’heure où ces lignes sont écrites.

publications médias sociaux

 

Il est raisonnable de penser que l’augmentation du nombre de publications des deux « candidats du changement » est un effort de chacun d’augmenter sa visibilité dans les dernières semaines de la campagne.

 

Les interactions sous la loupe

Est-ce que l’augmentation du nombre de publication des chefs libéral et NPD a un impact sur le taux d’engagement et les interactions ? La réponse est oui.

Bien entendu, il est difficile de maintenir le taux d’engagement moyen de chaque publication lorsqu’on augmente rapidement le nombre total de publications. En effet, toutes les publications ne vont pas susciter le même volume de réaction et donc, il est fort probable que certaines publications moins engageantes diminuent cette moyenne.

Toutefois, bien que la moyenne d’engagement par publication risque de diminuer, on peut s’attendre à ce que le nombre absolu d’interactions (j’aime, partages, commentaires, favoris et retweets) augmente, car il y a plus de publications avec lesquelles les gens peuvent interagir.

En pratique cependant, on note que le taux d’engagement diminue et le nombre total d’interactions aussi pour les chefs libéral et NPD.

L’augmentation du nombre de publications ne semble donc pas atteindre la cible et susciter une plus grande réaction de la part des électeurs.

Le taux d’engagement moyen par publication diminue, alors qu’il augmente de façon importante pour Stephen Harper et Gilles Duceppe.

engagement médias sociaux

 

À propos du nombre absolu d’interactions, Stephen Harper domine toujours avec une récolte totale de plus de 281 000 interactions sur les trois plateformes au cours de la dernière semaine, comparativement à 211 000 pour Justin Trudeau et 48 000 pour Thomas Mulcair.

Le seul point positif pour le chef libéral est qu’il domine au niveau du type des interactions d’amplification, c’est-à-dire le nombre de retweets et de partage sur Facebook.

 

Top 5 : nouveau record pour Harper

 

interactions médias sociaux

 

Le thème du visage à découvert lors des cérémonies de citoyenneté a fait couler beaucoup d’encre et a fait réagir beaucoup d’électeurs sur les médias sociaux. Le chef conservateur l’utilise pour marquer des points et sa publication Facebook sur cet enjeu a récolté un nombre record d’interactions – soit 85 338. Elle distance de loin les autres publications.

Débat Munk

Les débats sont la marque de commerce de cette 9e semaine de campagne. Les sondages occupent aussi beaucoup d’espace médiatique alors que le NPD perd des points et que les conservateurs en récoltent. Sans oublier l’enjeu du niqab qui pourrait bien rester dans l’actualité jusqu’au 19 octobre…

 

Les gains :

1- Conservateurs : les bonnes nouvelles sont au rendez-vous

Cette 9e semaine est sans doute la meilleure pour les conservateurs depuis le début de la campagne : le parti progresse dans les sondages et Stephen Harper se tire indemne des débats. En prime : le premier ministre sortant propose une loi pour empêcher les hausses d’impôts et de taxes ! Une technique qui a fonctionné auprès des conservateurs au Royaume-Uni. Et le niqab traîne toujours dans l’actualité. Bref, tout baigne pour les troupes de M. Harper.

 

2- Rare entrevue de Stephen Harper à la radio

On ne peut pas dire que Stephen Harper multiplie les entrevues à la radio durant cette campagne. Les auditeurs de CHOI Radio X, à Québec, ont été gâtés, lundi, alors que le chef des conservateurs a donné une entrevue à Dominic Maurais. Une longue entrevue durant laquelle M. Harper a blâmé Radio-Canada pour ses faibles cotes d’écoute. Cet entretien avec l’animateur de Radio X vaut un gain de réputation de 15 300 $* pour Stephen Harper, selon notre outil d’évaluation des médias, mesure [d].

 

3- Justin Trudeau : gagnant du débat Munk

Le débat Munk sur la politique étrangère n’a pas récolté des grosses cotes d’écoute. Dans ce contexte, ce qui compte, ce sont les commentaires d’après-débat. Les chroniqueurs Jean Lapierre, Chantal Hébert et Vincent Marissal ont déclaré Justin Trudeau gagnant du débat Munk, mardi matin, à leurs tribunes respectives. Pour le chef du PLC, il s’agit d’un gain de réputation de 3 210 $* pour ce seul segment de la chronique de Jean Lapierre au 98,5 FM.

 

4- La bataille du week-end

Pendant que les libéraux – sans Justin Trudeau – dévoilaient leur cadre financier un samedi, les néo-démocrates ont opté pour le dimanche pour annoncer leur plan vert. Quelle stratégie est la meilleure ? Samedi ou dimanche pour faire des annonces ? Définitivement, le dimanche.

En faisant son annonce un samedi, le cadre financier du PLC n’a pas été traité dans les quotidiens, qui ne publient presque plus le dimanche. De son côté, le plan vert du NPD s’est retrouvé en une du Toronto Star lundi matin. Le NPD a aussi pu compter sur le retour des morning man à la radio et à la télé pour faire vivre la nouvelle pendant près de 24 heures.

 

Les déficits :

1- Sondages décevants pour le NPD

L’accent mis sur le débat du niqab dans les médias fait dégringoler les intentions de vote du NPD, surtout au Québec. Un article du Journal de Montréal, annonçant la fin de la lune de miel du NPD au Québec, représente un déficit de réputation de -21 170 $* pour le parti.

Il fallait donc s’y attendre : des voix dissidentes à la position du NPD sur le niqab se font entendre. Si Thomas Mulcair affirme être à l’aise avec la prestation de serment à visage couvert, Roméo Saganash et quelques autres candidats néo-démocrates ne l’entendent pas ainsi. Selon M. Saganash, le niqab est un « vêtement d’oppresseur ». Le débat sur le niqab continuera-t-il jusqu’au 19 octobre pour revenir en Chambre après l’élection ?

 

2- Quand ta conjointe arrête une entrevue

Le candidat du NPD dans Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain, a vu sa conjointe interrompre une entrevue qu’il donnait à un journaliste de TVA. Après six minutes d’entrevue, la conjointe de M. Jourdain a décidé qu’elle n’aimait plus les questions. Coupant la conversation à la caméra, elle a rappelé à son compagnon qu’il avait du porte-à-porte à faire. Aussi simple que ça !

Selon le couple, le journaliste de TVA devait poser des questions sur l’assurance-emploi alors qu’il s’est plutôt employé à répéter les critiques des adversaires à l’endroit de M. Genest-Jourdain. Méchant journaliste!

 

3- Le français de Justin Trudeau au débat de Radio-Canada

Plan Justin TrudeauSi Justin Trudeau a bien performé au débat Munk, on ne peut pas en dire autant au débat de Radio-Canada. La qualité de son français a fait énormément jaser. Sans parler de cette phrase, qu’il a répété sans cesse telle une cassette : « J’ai un plan ».

C’est toutefois le quotidien anglophone The Gazette qui avait vu venir les défauts de langage des chefs en français. Deux jours avant le débat de la SRC, un professeur de littérature de l’Université de Montréal nous avait prévenu : « He (Trudeau) makes strange mistakes, the kinds you don’t expect to come out of the mouth of a francophone. »

 

4- Les francophones hors-Québec oubliés

Les dernières minutes du débat de Radio-Canada étaient à peine écoulées que déjà, les francophones hors-Québec se disaient déçus de ne pas avoir été un sujet de discussion. Sentant venir la controverse, Radio-Canada n’a pas tardé à réagir. Le directeur de l’information, Michel Cormier, s’est promené sur les différents plateaux de la société d’État pour se défendre d’avoir négligé les francophones hors-Québec.

En réalité, en se plaignant d’être ignorés, les francophones du reste du Canada ont réussi à faire plus parler d’eux que s’ils avaient fait l’objet d’une question durant le débat…

 

* Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, mesure [d] évalue différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.