Relations publiques

Greta Thunberg par Élise Gravel

Il y a un an, elle faisait la grève, seule, devant son école et le parlement suédois. Le 23 septembre dernier, elle parlait «dans le blanc des yeux» aux dirigeants de l’ONU. Et vendredi dernier, à Montréal, elle poursuivait sa croisade pour que les gouvernements posent des gestes concrets contre les changements climatiques.

J’octroie le bon coup médiatique du mois, voire de l’année – et elle aura marqué l’actuelle décennie – à Greta Thunberg, puisque sa démarche originale a inspiré et mobilisé, jusqu’à maintenant, des millions de personnes.

Rien n’indique quand elle ralentira la cadence. Et il y a fort à parier qu’en 2050 – au moment où, souhaitons-le, le Canada aura atteint l’engagement d’éliminer complètement les gaz à effet de serre et que Mme Thunberg aura 47 ans – nous parlerons encore de cette campagne.

Pourquoi ?

À 16 ANS, GRETA THUNBERG EST PARVENUE À INCARNER, AVEC UN MESSAGE CLAIR, L’URGENCE D’AGIR.

Elle est devenue une icône. Une marque.

Ainsi, ce que d’innombrables scientifiques, communicateurs et militants du monde entier ont tenté de dénoncer efficacement depuis longtemps à coups de rapports du GIEC et autres rapports – tous plus crédibles et précis les uns que les autres – Greta Thunberg est parvenue à le dire très clairement. À toucher. À mobiliser. Et à déranger.

«Une ligne, un punch !», lui a probablement enseigné une Denise Filiatrault suédoise.

Les leçons de communication de Greta Thunberg

Si elle est devenue une vedette planétaire dans les médias traditionnels et sociaux au cours des derniers mois, ce n’est pas parce qu’elle est allée chanter à The Voice ou se pavaner à OD… C’est encore moins l’effet du hasard, mais plutôt d’une conjoncture qui lui est favorable.

Voici quelques leçons de communication qui découlent de la campagne qu’elle mène depuis plusieurs mois, avec ses meilleurs coups qui peuvent tous nous inspirer et… quelques incohérences :

  • Elle est authentique – ce qui fait qu’elle est à la fois adorée et détestée
  • Son objectif est clair : faire réaliser au plus grand nombre de personnes possible, partout, ce que les scientifiques affirment depuis longtemps : il faut agir maintenant pour la planète
  • Sa stratégie est claire : dénoncer l’inaction des élus et des décideurs de l’économie en créant une immense pression sur eux
  • Les médias ont adopté Greta Thunberg, ils en ont fait la nouvelle Mère Theresa planétaire !
Évolution médiatique - Greta Thunberg
LE QUÉBEC A CONNU UNE « VAGUE GRETA » AU COURS DES DERNIERS JOURS !
  • Greta Thunberg parle cru et sans nuances. Nous n’oublierons pas ses “How dare you? ” et “I don’t want your hope. I want you to panic…and act” répétés plusieurs fois aux bonzes de l’ONU et par la suite
  • Elle interpelle la génération montante – ce qui explique la puissance de la mobilisation qu’elle a créée 
  • Elle est devenue crédible – à la fois parce des personnalités telles Barack Obama l’appuient et qu’elle compte Donald Trump et Maxime Bernier parmi ses détracteurs !
Greta Thunberg et Barack Obama
SOURCE : FACEBOOK

Sa mère est chanteuse d’opéra et son père acteur, auteur et producteur. Elle a donc appris à communiquer avec des messages clés «punchés» !

Mais, malheureusement…

Cette « opération de relations publiques » – parce que c’est bien de cela qu’il s’agit – a été conçue et réalisée par des gens de bonne volonté, mais pas par de véritables professionnels des relations publiques qui auraient tout questionné, tout analysé.

CETTE « OPÉRATION DE RELATIONS PUBLIQUES » A ÉTÉ CONÇUE AVEC QUELQUES INCOHÉRENCES.

La plus grande incohérence de cette opération, ce sont ses déplacements.

Dans une récente chronique publiée dans le Journal de Montréal intitulée Greta et nous… menés en bateau qui a généré un déficit de réputation de -42 % à Greta Thunberg, Mario Dumont n’y est pas allé avec le dos de l’ancre pour critiquer son entourage. Il écrivait notamment :

  • Soyons sérieux : ce voilier de course a été construit avec des matériaux ultra polluants. Pas pour apporter des denrées aux populations pauvres, mais pour pratiquer une forme de course de voiliers qui s’adresse aux multimillionnaires.
  • L’opération totale aura généré plus de déplacements en avion que si elle avait fait un simple aller-retour avec son père dans un siège en classe économique.

Et maintenant…

Au sommet de sa popularité, que peut-elle maintenant faire de plus ?

GRETA THUNBERG SERAIT-ELLE EN TRAIN DE DEVENIR PRISONNIÈRE DE SA PROPRE MARQUE ?

C’est évident qu’elle sera encore énormément sollicitée aux quatre coins de la planète, et toujours plus exposée à tout écart à la perfection dont elle se réclame.

C’est déjà devenu impossible qu’elle se déplace toujours dans des conditions « 100 % respectueuses de l’environnement » – selon sa propre définition. Qu’arrivera-t-il lorsqu’elle se déplacera en Tesla, ou que les conditions de fabrication de t-shirts autorisés à son effigie seront mises en doute ?

Que de beaux défis pour de véritables professionnels des relations publiques !

Félix Auger-Aliassime

Il était déjà un athlète en montée. Cet été, Félix Auger-Aliassime est devenu à la fois une vedette – tant au Québec qu’à l’étranger – l’amoureux ou le gendre rêvé et… une marque.

Félix par ci, Félix par là ! C’est sans contredit ses performances à la 40e édition de la Coupe Rogers qui ont révélé l’athlète de 19 ans originaire de Montréal au public plus large que celui des fans de tennis.

Coupe Rogers - 1er juin au 27 août 2019
SOURCE : CISION

Tant les médias sociaux que traditionnels ont créé cet engouement. Ainsi, entre le 1er juin et le 27 août, les médias traditionnels du Québec ont parlé de Félix Auger-Aliassime à au moins 11 124 occasions ! Ses compatriotes Milos Raonic et Denis Shapovalov suivent loin derrière avec 7 532 et 5 016 mentions respectivement. Pendant la même période – et alors qu’elle peine à remonter la pente – Eugénie Bouchard a été nommée 5 532 fois.

DU 1ER JUIN AU 27 AOÛT, LES MÉDIAS TRADITIONNELS DU QUÉBEC ONT NOMMÉ FÉLIX 11 124 FOIS!

Mesure Média a analysé trois de ces retombées :

La modération a bien meilleur goût

Jusqu’à maintenant, la couverture médiatique de Félix Auger-Aliassime a porté essentiellement sur ses performances comme athlète. Il est également devenu un nouvel exemple de réussite du programme de développement de Tennis Canada, mais… c’est tout.

À part un passage, en avril dernier, à Tout le monde en parle – où il a démontré un aplomb remarquable à 18 ans – il s’est peu exprimé.

Qu’aime-t-il à part le tennis ? Que pense-t-il du réchauffement climatique ? On ne sait pas puisqu’il est très réservé – ce qui est loin d’être un défaut : il est concentré sur son sport et il évite les sujets à controverse.

Tout de même… À quand la une et un profil dans L’actualité ?

La « marque Félix »

Chose certaine, cet athlète est devenu une marque. Une marque à laquelle s’est collée Nike alors qu’il débutait son ascension et à laquelle plusieurs gestionnaires de marques québécoises et étrangères tentent probablement – alors que vous lisez ces lignes – de s’accoler.

À quels critères l’entourage de Félix accordera-t-il le plus d’importance ?

“NEW CONSUMERS ARE LOOKING FOR REAL PEOPLE AND REAL CONNECTIONS BETWEEN ATHLETES AND BRANDS”.

Dans un reportage intitulé The Evolving Use Of Athletes In Brands paru dans Forbes en février 2019, Gabriel Lima, d’Octagon, affirme :

“New consumers are looking for real people and real connections between athletes and brands. More than ever, fighting for causes, opinions, and behavior are what people look at when it comes to any athlete. It is fair to say that these attributes have become more important than an athlete’s on-field/court performances.”

Il est souhaitable que Félix Auger-Aliassime s’associe uniquement à des marques qui conviennent à ses valeurs, et qu’il évite les controverses – rappelez-vous Eugénie Bouchard qui nous proposait des boissons gazeuses et du poulet frit…

L’association de Félix à quelques autres marques est à suivre. Et, évidemment, sa carrière aussi. Par la suite, choisira-t-il lui aussi la politique ? Qui sait…

Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le calcul est réalisé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Jump, Teo et Eva

Pierre Karl Péladeau achète Taxelco (Téo Taxi). Les chauffeurs de taxi ne décolèrent pas contre le ministre François Bonnardel. Lyft arrive à Montréal et Eva y voit le jour.

Avec l’arrivée des premiers – et tardifs – bourgeons du printemps, l’action ne manque pas dans les modes de transport traditionnels et alternatifs ! Et notre bon coup médiatique de la semaine va à… Eva.

La stratégie des primeurs

Lundi, La Presse+ annonçait en primeur que les vélos rouges de Jump – une filiale d’Uber – allaient bientôt se trouver dans les rues de Montréal. Le même jour, le Journal de Montréal était le seul quotidien à accorder une grande visibilité à l’implantation de l’application Eva – une sorte d’Uber québécois – pour se déplacer en taxi.

Pourquoi offrir des primeurs ? Il faudrait le demander au porte-parole d’Uber, Jean-Christophe de Le Rue, et aux cofondateurs d’Eva, Raphaël Gaudreault et Dardan Isufi.

Mais, la réponse risque de ressembler à ceci : « Parce que l’on s’assure ainsi d’une couverture médiatique dans un média qui rejoint notre principal public cible, plutôt que de miser sur les diffusions massives de communiqués qui ne fonctionnent à peu près plus… ».

Uber… sur deux roues

Il est une chose d’offrir une primeur à un média, toujours est-il qu’à l’heure actuelle la page Facebook de Jump est uniquement en anglais. Et rien n’a été adapté pour le marché montréalais… Ceci dit, la page est de qualité et l’engagement très intéressant (2,53 %).

Engagement - Facebook - Jump
SOURCE : PLIK.CO

Eva… une histoire qui plaît !

De leur côté, avant même de dévoiler aux médias l’essentiel du modèle d’affaires d’Eva, à la Maison du développement durable – on est « concept » ou on ne l’est pas – les deux cofondateurs ont raconté leur histoire en long et en large au Journal de Montréal.

LES FONDATEURS D’EVA ONT RÉUSSI LEUR PREMIER TEST : SE FAIRE UNE PLACE DANS L’ACTUALITÉ EN SACHANT RACONTER LEUR HISTOIRE.

Parce que c’est de ça qu’il s’agit : d’une histoire intéressante. Deux jeunes qui ont eu l’idée – une nuit, dans un McDo – de créer une application. Au lever du jour, la base de leur concept était définie, de même que le nom de leur marque et leur logo !

Et leur histoire, ils ont su la raconter et, ainsi, se démarquer.

Évolution médiatique - Lancement officiel d'Eva
SOURCE : CISION

La couverture médiatique a été concentrée lundi, avec des retombées sur quelques jours. Résultat : 97 retombées dans les médias traditionnels québécois – ce qui est excellent pour une application, alors qu’il y en a qui naissent tous les jours sans recevoir d’attention…

Combien ?

Mesure Média a analysé deux des retombées les plus « payantes » pour les promoteurs de Jump et Eva :

Les vélos électriques d’Uber à l’assaut de Montréal, Lapresse.ca, 13 mai 2019. Plusieurs variables sont positives, dont le titre et le ton. Score de performance de 121 % pour Uber ;

L’application Eva: un compétiteur québécois pour Uber, Le Journal de Montréal (web, section 24 Heures), 13 mai 2019. Plusieurs variables sont positives, dont le traitement médiatique. Score de performance de 150 % pour Eva.

Et maintenant…

Le printemps arrive à peine. Les nouveautés appelées Jump, Eva et autres devront continuer à rivaliser d’imagination avec les Téo, Uber, Bixi et autres modes de transport afin de se démarquer dans les médias traditionnels et sociaux… ainsi qu’auprès de leurs publics cibles !

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Scène finale de District 31 - 18 avril 2019

Une même question est souvent posée aux membres de l’équipe de Mesure Média : « Puisque notre opération de presse est réussie, pourquoi devrait-on investir pour la faire analyser et chiffrer nos résultats ? ».

Les réponses sont nombreuses :

  • pour avoir des données précises – ce qui est beaucoup plus utile que des impressions;
  • pour prouver le succès global et pouvoir évaluer le retour sur investissement;
  • pour démontrer et justifier la pertinence d’avoir investi temps et argent afin de se démarquer dans les médias traditionnels et sociaux;
  • pour que les communicateurs aient, eux aussi, des données à présenter au comité de gestion;

Prenons l’exemple de la télésérie District 31, omniprésente dans les médias. Qu’est-ce qu’Aetios Productions et Radio-Canada auraient intérêt à obtenir comme données ?

Combien ?

Affirmer que District 31 constitue un énorme succès d’auditoire est un euphémisme, tout comme la couverture médiatique – sollicitée ou non par la maison de production et le diffuseur – qui en découle dans les médias traditionnels et sociaux.

C’était le cas l’an dernier – ce qui a fait l’objet d’un blogue à la fin de la saison 2018 – et c’est encore plus impressionnant cette année !

L’ÉPOQUE DE « L’INSTINCTIF » EST DERRIÈRE NOUS. C’EST AVEC DES DONNÉES QUE LES GESTIONNAIRES PLANIFIENT, PUIS MESURENT LEURS RÉSULTATS.

L’époque de « l’instinctif » est derrière nous. C’est avec des données que les gestionnaires planifient et mesurent leurs résultats.

Voici quelques données pertinentes :

Évolution des mentions de District 31 en avril 2019
TOUS LES JOURS D’AVRIL, IL A ÉTÉ QUESTION DE LA SÉRIE SIGNÉE LUC DIONNE, AVEC UN CRESCENDO LORS DE LA FINALE.
SOURCE : CISION
District 31 dans les médias québécois - Avril 2018 et 2019
EN AVRIL 2019, LE RECUL SUR L’AN DERNIER N’EST PAS SIGNIFICATIF À LA RADIO… ALORS QUE DISTRICT 31 ENREGISTRE DES HAUSSES SUR LE WEB, À LA TÉLÉVISION ET DANS LES IMPRIMÉS ET SUR LES TABLETTES.
SOURCE : CISION

Mesure Média a analysé trois des retombées les plus significatives :

Bonsoir, Bonsoir, émission spéciale avec les comédiens de District 31, ICI Radio-Canada Télé (réseau), le 17 avril 2019. C’est le ton empathique du début à la fin qui a fait la différence. Écart de 116 % pour District 31;

Finale crève-coeur pour District 31 - Journal de Montréal
SOURCE : JOURNAL DE MONTRÉAL

Finale crève-cœur pour District 31 et « J’étais fatiguée », Le Journal de Montréal, le 19 avril 2019. Plusieurs variables sont positives, dont l’emplacement dans le média et le ton. Gain de réputation combiné de 51 505 $ pour District 31;

Finale de la 3e saison de District 31, entrevue avec l’auteur, Luc Dionne, auteur, Parce qu’il faut se lever, 98,5 FM, 18 avril 2019. Entrevue avec Paul Arcand. Écart de 137 % pour District 31.

De l’instinct à la planification

D’instinct – et depuis toujours – les responsables des relations de presse et les gestionnaires ont ciblé les journalistes, animateurs, chroniqueurs et recherchistes qui pourraient leur accorder une couverture de presse plutôt favorable.

Je ne ferai donc sursauter personne en présentant, une fois de plus, des données qui permettent d’apprécier la couverture accordée par quelques animateurs et chroniqueurs à la fin de saison de District 31 :

  • Nul doute possible : Paul Arcand apprécie l’auteur Luc Dionne, qu’il invite régulièrement. Cette fois-ci, l’écart favorable est de 137 %. Beaucoup d’invités au micro de Paul Arcand rêvent d’y obtenir pareil écart favorable !
  • Le chroniqueur Richard Therrien – un véritable « fan assumé » de la série – est présent au 98,5FM et dans les quotidiens du Groupe Capitales Médias. Du 1er septembre 2018 au 21 avril 2019, son nom a été accolé à 739 retombées qui mentionnaient District 31 – plusieurs d’entre elles étaient des répétitions du même texte sur différentes plateformes, et souvent de courts segments sur les cotes d’écoute de la semaine.

L’intérêt d’obtenir ce type de données va bien au-delà d’une simple tape dans le dos pour l’équipe des communications liée à District 31

Ces résultats, qui confirment parfois l’instinct des communicateurs, permettent assurément une meilleure planification des prochaines opérations de presse. Ceux-ci pourront miser, notamment, sur :

  • une approche personnalisée auprès de ces chroniqueurs qui sont des « valeurs sûres », et ce, en leur proposant des angles exclusifs ;
  • l’investissement du temps et de l’énergie de l’équipe en fonction des temps forts sur le plan médiatique – dont la finale – en se basant sur les données des saisons précédentes ;
  • la mise de l’avant de la production auprès de médias moins sollicités, mais pour lesquels les gains de réputation et les écarts sont significatifs pour la série ;
  • les résultats eux-mêmes, afin de faire un retour sur la série auprès des médias, et ce, à travers leurs propres yeux et leur apport au succès de District 31.

Mais, en attendant, il ne nous reste plus qu’à compter les dodos d’ici le début de la quatrième saison…

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels. L’écart, en pourcentage, représente la différence entre la valeur publicitaire et la valeur générée par le gain de réputation.

SNC-Lavalin

SNC-Lavalin, la marque malmenée par excellence de l’économie québécoise et canadienne, est une véritable boîte à surprises.

Il y a quelques semaines, une sortie médiatique aurait été tout indiquée pour plaider sa cause – c’est-à-dire le fait d’être une entreprise qui a réformé son conseil d’administration et sa direction et qui mérite d’être reconnue ainsi par les gouvernements et le grand public. Pourtant, SNC-Lavalin était totalement absente des médias. Rien. Niet !

Puis, voilà que cette semaine, le président, Neil Bruce, est sorti de sa tanière en accordant six entrevues ciblées : à Bloomberg, RDI, La Presse+, CBC et La Presse Canadienne (versions française et anglaise).

Le hic ? Le moment choisi, soit mercredi, entre la présentation des budgets des gouvernements du Canada et du Québec !

Pourquoi ? Bien difficile à comprendre… puisqu’une journée de présentation de Budget constitue habituellement une occasion en or pour annoncer une nouvelle économique que l’on souhaite passer sous silence.

NEIL BRUCE A ÉTÉ CLAIR ET CONVAINCANT – AU POINT DE GÉNÉRER D’IMPORTANTS GAINS DE RÉPUTATION À SNC-LAVALIN. QUI L’EÛT CRU ?

Pourtant, dans ces entrevues, M. Bruce a été clair et convaincant – au point de générer d’importants gains à la réputation à SNC-Lavalin. Qui l’eût cru ?

L’importance des scores de performance

Mesure Média est une entreprise reconnue pour sa méthodologie « Mesure D » qui détermine – en dollars ou autres devises – les gains et les déficits de réputation des organisations, des entreprises, des marques et des personnalités.

Mais, il y a plus : les écarts observés entre, d’une part, ces gains et déficits et, d’autre part, les valeurs publicitaires sont tout aussi importants. Pourquoi ? Parce que ces scores présentent, sous un autre angle, ce qui a très bien fonctionné… ou non.

Dans ce cas précis, les gains de réputation en dollars varient énormément : Bloomberg a généré au bénéfice de SNC-Lavalin un gain de réputation de plusieurs dizaines de milliers de dollars alors que celui-ci a été de seulement quelques milliers de dollars à RDI. C’est normal, chacun des médias ayant des marchés et des publics d’ampleur différente.

LE BON COUP MÉDIATIQUE : GÉNÉRER DES SCORES POSITIFS. LE MAUVAIS : NOYER LES ENTREVUES…

Le bon coup médiatique de SNC-Lavalin, ces derniers jours, aura été de générer des scores de 116 % à l’émission RDI Économie, de 200 % dans The Globe and Mail et d’autres très positifs, là où M. Bruce a été présent.

The Globe and Mail - SNC-Lavalin
SOURCE : THE GLOBE AND MAIL

Son mauvais coup médiatique ? Avoir volontairement noyé ces entrevues dans une mer d’informations de nature économique…

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Nos coups médiatiques de la semaine : Renée Claude, Carey Price et le Dr Julien

Semaine très variée puisqu’en plus de SNC-Lavalin (encore et encore) et de Boeing, la maladie d’Alzheimer a ramené Renée Claude dans l’actualité, un nouveau record a contribué à rapprocher les fans du CH de Carey Price et la gestion du bon Docteur Julien a été malmenée.

Gilles Julien : bon Docteur ou entrepreneur ?

La journaliste Isabelle Hachey, de La Presse+, en a fait une spécialité : faire tomber des « monuments » de leur piédestal.

Après François Bugingo (2015), Giovanni Apollo (2017), Martin-Luc Archambault (2018) et quelques autres, voilà que c’est la réputation du « bon Docteur Julien » qui a été sa cible.

LUNDI, LE DR JULIEN ET SA FONDATION SONT TOMBÉS DU PIÉDESTAL QUE LEUR ONT CONSTRUIT LES MÉDIAS.

Lundi, à la une de La Presse+, c’était au tour de la Fondation du Docteur Julien, du Dr Gilles Julien et de sa conjointe Hélène Sioui-Trudel de tomber du piédestal que leur ont construit, au fil du temps, les médias québécois.

Piédestal puisqu’avec son charme indéniable, le Dr Julien est parvenu, au fil des ans, à créer et maintenir la seule guignolée fortement médiatisée en marge de la Grande guignolée des médias – ce n’est pas rien comme privilège.

Évolution médiatique - Dr Julien
GÉNÉRALEMENT PEU PRÉSENT DANS LES MÉDIAS – SAUF AU MOMENT DE SA GUIGNOLÉE – LE DR JULIEN A ÉTÉ TRÈS MÉDIATISÉ AU COURS DES DERNIERS JOURS. SOURCE : CISION

Depuis quelques jours, tant dans La Presse+ qu’à différents micros, le Dr Julien a choisi une drôle de stratégie pour répliquer : il s’est positionné à la fois comme entrepreneur et gestionnaire d’argent public (plusieurs millions de dollars par année) plutôt que comme le bon docteur attentionné du début de sa vie publique. Ce faisant, il exposait ses lacunes en gestion…

Faisant fi d’une gouvernance discutable, sa conjointe et lui ont prétendu être tous les deux les cofondateurs de la Fondation du Dr Julien – ce qui n’est pas exact – et ont d’abord réfuté les accusations de mauvaise gestion de ressources humaines venant de plusieurs ex-employés avant de recourir à un automatisme : s’excuser tardivement.

Pourquoi s’excuser après trois jours de déficit de réputation grandissant ? Parce que toute cette mauvaise presse devait déjà nuire aux dons du public et aux relations avec les partenaires du secteur public…

Mesure Média a analysé l’une des 195 retombées des derniers jours :

  • Mea culpa, connais pas, chronique de Patrick Lagacé, La Presse+, 12 mars 2019. Toutes les variables sont négatives, dont celles-ci : le titre, l’amorce, le ton et le traitement journalistique. Déficit de réputation de -30 448 $ pour le Dr Gilles Julien.

« Tu trouveras la paix dans ton coeur… »

C’est le retour des « vers d’oreille » d’une autre époque : après la chanson-thème de Passe-Partout, revoici l’un des plus grands succès du tandem Stéphane Venne et Renée Claude à la manière de Luce Dufault, Céline Dion, Ginette Reno et plusieurs autres grandes voix, au profit de la Fondation du CHUM.

PRÈS DE 300 RETOMBÉES DANS LES MÉDIAS TRADITIONNELS ET UNE TRAINÉE DE POUDRE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX !

La couverture a été très importante dans les médias traditionnels – près de 300 retombées – et, en particulier, à la radio où la nouvelle version a tourné abondamment.

Facebook - Céline Dion - Tu trouveras la paix dans ton coeur
PLUSIEURS SOURCES ONT ENCOURAGÉ L’ACHAT DE LA CHANSON. SANS SURPRISE, C’EST LA PAGE FACEBOOK DE CÉLINE DION QUI A EU LE PLUS D’IMPACT…
Engagement - Fondation du CHUM
LE SUJET ÉTANT TOUCHANT, LA PAGE FACEBOOK DE LA FONDATION DU CHUM A CONNU UN BOND D’ENGAGEMENT : 2,66 %. SOURCE : PLIK.CO

« Ca-rey ! Ca-rey ! »

Il a ses fans finis qui s’époumonent au Centre Bell. Et il y a encore, dans les lignes ouvertes à Montréal et dans les réseaux sociaux, des « Pro-Halak ».

Carey Prince à la une
MERCREDI, CAREY PRICE A FAIT LA UNE À PEU PRÈS PARTOUT, SAUF… AU DEVOIR ET À LA PRESSE+.

APRÈS 315 VICTOIRES, CAREY PRICE NE PARVIENT PAS ENCORE À VIRER MONTRÉAL À L’ENVERS…

Ainsi, même après avoir remporté 315 victoires avec la Sainte-Flanelle sur le dos – et surpassé l’ancien record du gardien Jacques Plante – Carey Price ne parvient pas encore à virer Montréal à l’envers comme l’ont fait les Béliveau, Lafleur, Roy et… même Stéphane Richer !

Le numéro 31 a tout de même monopolisé l’attention médiatique à travers le Québec, mercredi, comme en témoigne un total de 367 retombées – uniquement dans les médias traditionnels !

Mesure Média a analysé l’une de ces retombées :

Ainsi, du sport aux fondations dans le secteur de la santé, l’analyse médiatique permet de mesurer les hausses et les baisses de réputation des marques auprès des publics qu’elles visent.

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Le bon coup médiatique de la semaine: Jane Philpott

S’il existait une version canadienne de House Of Cards, même des scénaristes très créatifs n’auraient certainement pas imaginé la démission de la présidente du Conseil du trésor en guise de désaveu de la gestion du dossier SNC-Lavalin par son patron !

JANE PHILPOTT VIENT DE DONNER UNE LEÇON DE GESTION À TOUS LES DIRIGEANTS ET GESTIONNAIRES : CE N’EST PAS LA QUANTITÉ DE LA COUVERTURE MÉDIATIQUE QUI COMPTE, C’EST LA QUALITÉ.

Au-delà du côté spectaculaire de sa démission – et de son « timing » – l’ex-ministre très respectée à Ottawa vient de donner une leçon de gestion de réputation à tous les dirigeants et gestionnaires d’entreprises et organisations publiques et privées : ce n’est pas la quantité de la couverture médiatique qui compte, c’est la qualité.

En effet, parmi les très médiatisés Justin Trudeau, Jody Wilson-Raybould (près de 10 000 retombées en deux jours !) et Gerry Butts (plus de 7000 durant la même période), la palme de la semaine revient à Jane Philpott : moins relayée que les autres par les médias québécois et canadiens (tout juste 4000), mais… elle est la seule qui s’en sort avec un énorme gain de réputation !

Rappel des faits

  • Le 27 février, l’ancienne Procureure générale du Canada et Ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a témoigné devant le Comité de la justice de la Chambre des communes afin de donner « sa vérité » – c’est ainsi que le Premier ministre Trudeau positionnait son intervention;
  • Comme une trainée de poudre, le témoignage de cette ex-ministre a été jugé tellement crédible par les citoyens qui la connaissaient peu qu’il a fait chuter les intentions de vote envers le Parti libéral du Canada… au sein duquel elle a l’intention de continuer de siéger;
  • Le 4 mars, coup de théâtre : la ministre Jane Philpott – qui occupait la troisième plus importante fonction au sein du gouvernement du Canada – claque la porte. Dans une lettre de démission écrite dans les deux langues officielles et qui a été largement diffusée dans les médias traditionnels et sociaux, elle a servi une volée de bois vert au Premier ministre pour sa gestion de « l’affaire SNC-Lavalin »;
  • Durant les derniers jours, Justin Trudeau a été qualifié « d’antiféministe » par plusieurs médias – faisant même l’objet de la une du National Post, mardi, avec le titre suivant en majuscules : « DOES TRUDEAU HAVE A WOMEN PROBLEM? ». Sa gestion lui a même valu l’assaut suivant de la part du Globe And Mail, le 2 mars : « With SNC-Lavalin, Canada’s political theatre finally trumps America’s » et la une dévastatrice de la plus récente édition du MacLeans : « The Imposter »
Évolution médiatique - Jane Philpott
UNE SEMAINE ANIMÉE !
SOURCE : CISION
  • Jour après jour, plusieurs des ministres du gouvernement Trudeau – notamment Philippe-François Champagne, Mélanie Joly, Marie-Claude Bibeau, Chrystia Freeland et Catherine McKenna – sont montés aux barricades pour défendre le patron : ses valeurs humaines, son féminisme, etc.;
  • Le 6 mars, Gerry Butts – l’ombre de Justin Trudeau depuis les bancs de l’Université McGill et son « bras droit » au cabinet du PM jusqu’à tout récemment – a comparu devant le même comité fédéral. Malgré une version aussi précise que différente de celle de Mme Jody Wilson-Raybould, les analystes des médias canadiens sont d’un même avis : la version de l’ex-ministre l’emporte;
  • Enfin, le 7 mars, lors d’une conférence de presse plus qu’attendue, le Premier ministre Trudeau sort de son mutisme… pour ne rien apporter de neuf. Résultat : la couverture médiatique qui en a découlé a continué d’augmenter son déficit de réputation des dernières semaines.

Combien ?

NOUS ASSISTONS À UNE GUERRE DE RÉPUTATION ENTRE MESDAMES WILSON-RAYBOULD ET PHILPOTT ET MESSIEURS TRUDEAU ET BUTTS.

Au cours de la dernière semaine, avez-vous remarqué que les médias ne parlent à peu près plus du fond de « l’Affaire SNC-Lavalin » ? Celle-ci est devenue le prétexte pour une guerre de réputation entre, d’une part, Mmes Jody Wilson-Raybould et Philpott et, d’autre part, MM. Trudeau et Butts.

Mesure Média a analysé deux retombées :

  • Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture, 24 /60, ICI RDI, 5 mars 2019. Entrevue de 10 minutes. Une majorité de variables sont négatives, dont la présentation du sujet et le traitement journalistique. Déficit de réputation de – 2 770 $ pour le gouvernement Trudeau.

Contrôler le message : « Timing Is Everything » !

La première chose que les gestionnaires demandent généralement à leurs communicateurs – à l’interne et aux consultants – est la même : « Nous devons contrôler notre message ! » Comme si c’était toujours facile…

Que vous soyez au sein d’une PME, d’un OSBL, d’une entreprise privée, dans la fonction publique ou en politique, il y a un élément qui est toujours dans nos mains au début d’une situation de crise : le contrôle du temps.

Prenons « l’Affaire SNC-Lavalin » : il y a fort à parier que si Justin Trudeau avait pris le taureau par les cornes il y a un mois, devant l’opinion publique, sa ministre Jane Philpott et son « bras droit » seraient encore à ses côtés.

Et maintenant…

Voici une suggestion à Justin Trudeau en cette Journée internationale de la femme : se blottir dans les bras de sa conjointe Sophie Grégoire et se faire fredonner la reprise du succès de Renée Claude, lancé aujourd’hui par un bouquet de grandes voix : Tu trouveras la paix dans ton cœur

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Passe-Partout - Télé-Québec

Avec les années, nous avions cru que le ver d’oreille était disparu. Eh non ! Depuis lundi, il est revenu : « Passe-Montagne aime les papillons, les souliers neufs et les beaux vestons… ».

L’équipe de Télé-Québec a raison de célébrer : ce lundi, le retour de son émission culte dans une nouvelle mouture a battu des records d’auditoire avec plus de 700 000 parents et… « poussinots ».

D’un 15 novembre à l’autre…

Le 15 novembre 1976, le Québec chantait « À partir d’aujourd’hui, demain nous appartient ! » et, exactement un an plus tard, débutait la diffusion des émissions de Passe-Partout : « J’ai deux yeux, tant mieux, deux oreilles c’est pareil… ». Quelle époque !

Mais, contrairement à 1977, les attentes étaient énormes cette fois-ci. Et pour cause : depuis lundi, l’émission captive à la fois l’intérêt d’enfants et celui – énorme – d’ex « poussinots » devenus parents et… critiques.

Un véritable engouement !

L’intérêt des médias a grandement contribué à l’engouement que vit Télé-Québec, diffuseur de Passe-Partout.

Sans surprise, les trois comédiens qui incarnent Passe-Partout, Passe-Carreau et Passe-Montagne ont fait la promotion du retour de l’émission dans les émissions de la maison – notamment à Format familial et à Deux hommes en or. Mais, ils sont aussi allés ailleurs – notamment à CKOI lundi matin et au 98,5FM mardi… durant la diffusion de l’émission !

Passe-Partout à Debout les comiques à CKOI
SOURCE : FACEBOOK

AU COURS DE LA DERNIÈRE SEMAINE, IL Y A EU 1040 MENTIONS DE PASSE-PARTOUT ET 188 À PROPOS DE DISTRICT 31.

Type de médias - Passe-Partout
À LA RADIO, PARTOUT AU QUÉBEC, LES ANIMATEURS ONT PARLÉ DE PASSE-PARTOUT PLUS DE 800 FOIS ! À LA TÉLÉVISION – TANT À TÉLÉ-QUÉBEC QU’AILLEURS – IL Y A EU 75 MENTIONS ET, DANS LA PRESSE ÉCRITE, 161.

Les médias sociaux – qui n’existaient pas à l’époque, même dans les rêves les plus fous – ont énormément contribué à l’engouement que vit Télé-Québec.

Sur son site Coucou et sur Facebook, Télé-Québec a créé un véritable engouement qui a entrainé les « poussinots » de tous les âges, lundi soir, devant les écrans plats…

Facebook - Télé-Québec
LA PAGE FACEBOOK DE TÉLÉ-QUÉBEC REGROUPE UNIQUEMENT DES FANS – OU PRESQUE – DE LA 2E VIE DE PASSE-PARTOUT. SOURCE : PLIK.CO

Nostalgie, quand tu nous tiens…

Le phénomène Passe-Partout n’était pas disparu entre les derniers épisodes de la première génération et le retour de lundi.

Ainsi, il y a plus de 40 000 « amis devenus grands » de la première mouture qui se retrouvent sur Facebook !

Facebook - Passe-Partout - Première génération
SOURCE : FACEBOOK

Critiques parmi les critiques, ils ont été plus de 1500 à commenter la nouvelle mouture et leurs commentaires sont très majoritairement positifs.

Facebook - Passe-Partout - Première génération
LA PAGE FACEBOOK « PASSE-PARTOUT – PREMIÈRE GÉNÉRATION » ACCUMULE LES « J’AIME », LES PARTAGES ET LES COMMENTAIRES POSITIFS. SOURCE : PLIK.CO

Combien ?

Mesure Média a évalué le gain de réputation de trois reportages :

Deux hommes en or, Télé-Québec, 22 février 2019. Plusieurs variables sont positives, dont celles-ci : l’amorce, le nombre de mentions, les extraits de Passe-Partout et le traitement journalistique. Gain de 27 888 $ pour Passe-Partout ;

Debout les comiques, CKOI, 25 février 2019. Cette entrevue très sympathique de plus de 11 minutes a généré, pour l’émission Passe-Partout, un gain de réputation de 13 700 $ ;

Le Québec maintenant, 98,5 FM, 26 février 2019. Plusieurs variables sont positives, dont celles-ci : l’amorce, le nombre de mentions et le traitement journalistique. Gain de 15 479 $ pour Passe-Partout.

Pour Télé-Québec, l’objectif de cette vaste campagne médiatique était évidemment de rallier, dès lundi soir, le plus de téléspectateurs devant Passe-Partout. Les impressionnantes cotes d’écoute de la semaine témoignent que c’est mission accomplie !

 

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Marie Mai, Protégez-vous et Gad Elmaleh

Trois marques. Et trois situations différentes: l’une continue sa montée, une autre demeure un sceau de crédibilité et la troisième pédale dans la choucroute.

Marie Mai : nous sommes en 2019

Le week-end dernier, ce n’est pas Carey Price et Jesperi Kotkaniemi qui ont embrasé le Centre Bell, mais plutôt Marie Mai.

L’électrisante chanteuse a donné trois spectacles hauts en couleurs qui, sans surprise, ont été largement médiatisés. Ils l’ont été en tenant compte des stratégies de l’heure et – beaucoup – de la jeune clientèle qui constitue principalement son public.

MARIE MAI : 872 RETOMBÉES DANS LES MÉDIAS TRADITIONNELS… EN UNE SEMAINE !

Conséquence : si les médias traditionnels ont été sollicités dans le but de générer une importante couverture – 872 retombées en une semaine ! – c’est beaucoup sur Facebook, Twitter et Instagram que l’équipe de la chanteuse a concentré ses efforts.

Instagram - Marie Mai
LE COMPTE OFFICIEL DE MARIE MAI SUR INSTAGRAM EST TRÈS POPULAIRE : PLUS DE 250 000 PERSONNES SUIVENT SES ACTIVITÉS ET LE TAUX D’ENGAGEMENT EST À PRES DE 3 %.

EN 2019, LES FACEBOOK LIVE ET AUTRES REPORTAGES DES INFLUENCEURS PROVOQUENT L’EXCITATION DE JADIS À MUSIQUE PLUS.

En 2019, les Facebook Live et autres reportages des influenceurs provoquent l’excitation de jadis à Musique Plus. Ainsi: alors que l’annonce de la fin prochaine de Musique Plus a attristé beaucoup de nostalgiques, voilà que la couverture médiatique de spectacles prend une nouvelle forme.

Ce qui a changé, c’est que ce ne sont plus les animatrices de télévision telles Geneviève Borne qui prennent d’assaut les tapis rouges des spectacles, mais plutôt de nombreux influenceurs sur les médias sociaux – tels PL Cloutier. Ce week-end, il a animé un Facebook Live d’une durée de 47 minutes sur le spectacle de Marie Mai !

Facebook - PL Cloutier
SOURCE : FACEBOOK DE PL CLOUTIER

Protégez-vous, c’est… Protégez-vous

Plus de 45 ans après sa création, le magazine Protégez-vous demeure le sceau de crédibilité qui a fait sa renommée.

AVEC SES ENQUÊTES, PROTÉGEZ-VOUS PROVOQUE DES FÊTES AU VILLAGE OU… LA CONSTERNATION.

Ainsi, quand Protégez-vous affirme que certaines marques ont rencontré les standards élevés de ses enquêtes, c’est fête au village dans les entreprises ! Et à l’opposé, lorsque différents produits ou services y sont critiqués, c’est souvent la consternation…

Mardi, Protégez-vous a dévoilé son étude portant sur Les 5 meilleures compagnies aériennes.

PROTÉGEZ-VOUS : 138 ENTREVUES ET MENTIONS DE SA PLUS RÉCENTE ÉTUDE… EN DEUX JOURS !

L’étude complète est disponible en ligne et en version papier. Dans le but de mousser les ventes et promouvoir sa marque, Protégez-vous a misé, une fois de plus, sur la stratégie du carnet d’entrevues dans des médias ciblés.

C’est ainsi que l’on a appris que KLM est arrivée en tête et qu’Air Transat est la seule entreprise canadienne à se trouver parmi les meilleurs choix – ce qui recale Air Canada parmi les moins bons choix.

Air Canada vole moins haut que ses compétiteurs - Le Soleil
SOURCE : LE SOLEIL

Mesure Média a analysé deux fois la retombée intitulée Air Canada vole moins haut que ses compétiteurs, Le Soleil, 20 février 2019, parue mercredi :

Pour Protégez-vous, toutes les variables sont positives, dont celles-ci : l’amorce, le nombre de mentions et de citations de la porte-parole, Clémence Lamarche. Gain de réputation de 18 093 $ au bénéfice de Protégez-vous.

Évidemment, cette retombée est très négative pour Air Canada puisqu’à l’inverse, les variables sont toutes négatives : titre, amorce, visuel, etc. Déficit de réputation de -11 520 $ au bénéfice d’Air Canada.

Gad Elmaleh fait grimacer

Par les temps qui courent, l’humoriste Gad Elmaleh ne fait pas rire – du moins, dans le milieu de l’humour.

Au Québec tout comme en France, ce ne sont pas ses blagues qui retiennent l’attention, mais plutôt… celles qu’il aurait plagiées.

Résultat : son attitude est décriée dans l’ensemble des médias traditionnels et sociaux.

Gad Elmaleh - Eureka/Cision
UNE ÉNORME COUVERTURE MÉDIATIQUE POUR… UNE MAUVAISE RAISON.
SOURCE : CISION

DEPUIS UN MOIS, GAD ELMALEH FAIT BEAUCOUP PARLER DE LUI AU QUÉBEC: PLUS DE 600 RETOMBÉES… ALORS QU’IL N’Y PRÉSENTE PAS DE SPECTACLE !

C’est le site anonyme CopyComicVideos qui mène la charge contre l’humoriste. Censuré par les avocats d’Elmaleh, il y a eu la réaction suivante : « Suppression no. 1 par les avocats de Gad ».

Gad Elmaleh - JDM - COPYCOMICVIDEOS
SOURCES : JOURNAL DE MONTRÉAL, LE PARISIEN.FR

Si vous étiez dans l’entourage de Gad Elmaleh, lui auriez-vous recommandé de s’excuser alors que la juxtaposition de blagues qu’il présente et de prestations d’autres humoristes est troublante ?

Une chose est certaine : si jamais Elmaleh l’emportait devant les tribunaux juridiques, rien n’indique qu’il sera éventuellement gagnant devant le tribunal de l’opinion publique – et encore moins devant celui, impitoyable, de l’industrie de l’humour…

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Bonhomme, brioches et embarras

Cette semaine, deux sujets réconfortants et un… embarrassant.

Corrections, séduction et… difficile pardon

Commençons par… Comment doit-on l’appeler : « l’affaire SNC-Lavalin » ? « l’affaire Jody Wilson-Raybould » ? « l’affaire Trudeau-Wilson-Raybould » ? « l’affaire SNC-Lavalin-Trudeau-Wilson-Raybould » ?

CHAQUE RETOMBÉE MÉDIATIQUE QUI PARLE DE SNC-LAVALIN DOIT ÊTRE ANALYSÉE PLUSIEURS FOIS AFIN DE DÉGAGER DIFFÉRENTS DÉFICITS DE RÉPUTATION.

Vous pouvez imaginer qu’analyser le contenu médiatique qui regroupe ces mots-clés est assez compliqué ! Et la raison est fort simple : chaque retombée provenant des médias sociaux ou traditionnels doit être analysée plusieurs fois afin de dégager différents déficits de réputation : une fois pour Mme Wilson-Raybould et une autre pour Justin Trudeau, sans oublier SNC-Lavalin, le gouvernement du Canada, Andrew Scheer, le gouvernement du Québec, etc.

Le premier réflexe – dans ce cas-ci comme dans beaucoup d’autres – est souvent le suivant : « Puisqu’on est dans le trouble, on n’a pas besoin de faire analyser le contenu… »

Serez-vous surpris que j’aie une autre opinion ? Lorsque la couverture médiatique est négative, il y a toujours des éléments-clés à mesurer, notamment :

  • l’importance que les principaux commentateurs ont accordée à notre organisation vs l’ensemble du sujet;
  • l’importance que les principaux élus ont accordée à notre organisation vs l’ensemble du sujet;
  • l’impact réel de cette couverture négative dans nos marchés-clés et auprès de nos publics-clés vs le rayonnement total;
  • notre véritable déficit de réputation total vs celui des autres.

Pourquoi ? Parce que c’est toujours dans une montagne de négativisme que l’on trouvera des données-clés pour améliorer une situation.

C’EST TOUJOURS DANS UNE MONTAGNE DE NÉGATIVISME QUE L’ON TROUVERA DES DONNÉES-CLÉ POUR AMÉLIORER UNE SITUATION.

Voici les cinq principales raisons qui justifient l’analyse de la couverture négative :

  1. Le recul: Et si ces retombées n’étaient pas si négatives, finalement ? Un regard externe et indépendant peut nuancer la question. Et rassurer la direction.
  2. La distinction: Une analyse fine du contenu de la couverture de presse permet de distinguer l’impact de chacun des enjeux – ce qui est essentiel pour rétablir la réputation malmenée de l’organisation.
  3. La clarté: Quels sont les enjeux qu’il serait approprié de mettre de l’avant lors des opérations de presse qui suivront la crise ?
  4. L’accessibilité: Une firme spécialisée en analyse de presse peut déterminer, par exemple, le déficit de réputation en dollars. Il faut privilégier une méthode facile à comprendre pour tous les types d’organisations.
  5. La confirmation: Est-ce que la stratégie de presse retenue a permis de renverser la tendance ?

LE PARDON TANT RECHERCHÉ PAR SNC-LAVALIN N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS…

Ce qui est certainement enrageant pour les nouveaux dirigeants de SNC-Lavalin, c’est qu’après avoir apporté des correctifs majeurs à sa gouvernance au début des années 2010, puis réalisé une campagne de séduction en 2013, le pardon tant recherché auprès des autorités gouvernementales et du grand public n’est pas au rendez-vous…

L’une des raisons, c’est assurément la « sentence bonbon » dont bénéficie l’ancien président Pierre Duhaime qui est en prison… chez lui, dans son condo du centre-ville de Montréal !

Évolution médiatique - SNS-Lavalin
SNC-LAVALIN FAIT PARLER ÉNORMÉMENT D’ELLE… POUR DE MAUVAISES RAISONS.
SOURCE : CISION

Investir dans la patience des clients !

Les week-ends, il faut s’armer de patience pour aller manger au restaurant Régine Café, dans le quartier Rosemont – c’est ce qu’a découvert le journaliste Louis-Philippe Messier, du journal 24 heures, qui habite dans le quartier.

Pour faire patienter les clients qui font la file à l’extérieur par temps froid, il y a distribution gratuite de thé et de brioches… sous la chaleur de grosses chaufferettes !

Ces investissements inusités sont très positifs.

LUNDI, UN SEUL REPORTAGE – LA UNE ET LA PAGE 5 DU 24 HEURES – A GÉNÉRÉ UN GAIN DE RÉPUTATION DE 28 000 $ AU RÉGINE CAFÉ !

Régine Café - 24 HEURES MONTRÉAL
SOURCE : 24 HEURES

Quelques autres retombées médiatiques ont découlé de ce reportage du quotidien 24 heures, notamment à la radio.

Réinventer le Carnaval de Québec

Après avoir quitté la direction du Festival international d’été de Québec en juillet 2017, Daniel Gélinas – celui à qui est attribué le sauvetage du 400e anniversaire de Québec et la transformation radicale du Festival – est devenu consultant. Parmi ses nouveaux défis : réinventer le Carnaval de Québec.

Horaire raccourci, programmation redynamisée, positionnement modifié : le moins que l’on puisse dire, c’est que Daniel Gélinas a mis ses empreintes sur la 65e édition !

Parmi plus de 600 retombées dans les médias traditionnels au Québec, entre le 7 et le 12 février, 272 mentionnaient la contribution de Daniel Gélinas.

SIGNE DES TEMPS, BONHOMME EST ACTIF SUR LINKEDIN ET INSTAGRAM !

Signe des temps, Bonhomme est actif sur LinkedIn et Instagram ! Et, évidemment, le Carnaval utilise énormément Facebook.

Taux d'engagement - Bonhomme sur Instragram
SUR INSTAGRAM, LE TAUX D’ENGAGEMENT ENVERS BONHOMME EST DE 6,87 %, CE QUI EST EXCELLENT.
SOURCE : PLIK.CO

La réputation de Bonhomme est telle que vendredi le 8 février – jour d’inauguration de la 65e édition du Carnaval de Québec – Google Canada a pris l’initiative de lui consacrer la page d’accueil de son moteur de recherche partout au Canada !

La consultante en stratégie numérique Karine Miron a publié dans TourismExpress.com, l’impact de ce rayonnement qu’elle a mesuré avec les outils SimilarWeb et Quantcast.

Elle affirme : « Avec zéro dollar d’investissement, le Carnaval a obtenu une portée estimée à 11,89 millions au Canada, que ce soit sur la page d’accueil de Google.ca ou sur les pages de résultats de recherche où l’on voit un Doodle simplifié avec la tuque du célèbre Bonhomme ».

Visites - Google
SOURCE : KARINE MIRON

En plus d’une couverture médiatique spécifique et non sollicitée, le Carnaval de Québec a noté une augmentation de 473% des visites sur son site Web.

Sur ce, bon Carnaval !

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.