Relations publiques

Il était une fois… Blade Runner, un film culte qui revit le 5 octobre 2017 dans une nouvelle version, grâce à un budget et des effets spéciaux sans limites et un réalisateur qui a la cote au Québec et partout sur la planète : Denis Villeneuve.

Quoi faire en situation de crise… indirecte?

La fusillade survenue à Las Vegas, dimanche dernier, a bousculé de façon radicale toute la stratégie de communication et de marketing définie autour de la marque « Blade Runner 2049 ».

Pourtant, il ne s’agissait pas d’une situation de crise liée directement à Blade Runner 2049 – une copie piratée du film aurait très bien pu circuler dans les médias sociaux, ça s’est vu souvent…

Mais, il reste qu’une crise de l’ampleur de la tragédie survenue à Las Vegas peut venir contrecarrer une planification visant à créer un lancement « parfait ».

Comme le mentionnait, mercredi, le journaliste Marc-André Lussier, dans La Presse + :

« Dans le calendrier hollywoodien, la soirée du 3 octobre 2017 était ciblée depuis longtemps comme l’une des plus importantes de l’année. (…) Mais voilà, rien de tout cela n’a eu lieu, car le destin s’en est tristement mêlé. Au lendemain de la tuerie de Las Vegas, qui a fait 59 morts et plus de 500 blessés, personne n’avait l’âme au glamour, hier, surtout dans une ville qui a tissé des liens aussi intimes avec la capitale du jeu. Ainsi, toutes les activités de cette nature ont été supprimées du programme de la soirée. »

ÉTAIT-IL NÉCESSAIRE D’ATTÉNUER DE FAÇON AUSSI MARQUÉE LE LANCEMENT DE BLADE RUNNER 2049?

On pourrait croire que de poser la question, c’est y répondre. Et pourtant…

Je me souviens très bien du mardi 11 septembre 2001. J’étais avec des clients lors d’une activité qui réunissait plus de 300 personnes. Sur l’heure du lunch, avant le début de la deuxième réunion, je leur ai proposé – alors qu’ils venaient de voir les images du World Trade Center en train d’imploser – de demander une minute de silence. C’est arrivé, mais j’avais dû insister pour que cela se produise…

Combien?

Dans le cas de Blade Runner 2049, la stratégie visant à créer une campagne globale répartie sur plusieurs semaines a été gagnante puisqu’elle aura permis de préparer de très nombreuses retombées à l’intention des médias traditionnels et sociaux, et ce, pour une diffusion après le 1er octobre.

Voici quelques exemples :

  • Denis Villeneuve à Tout le monde en parle, 1er octobre 2017. Lors de cette entrevue préenregistrée, Denis Villeneuve a eu droit à tous les éloges de Guy-A et de Dany. Gain de réputation pour Blade Runner 2049 et Denis Villeneuve : 591 750 $;
  • « A Down-to-Earth Look for ‘Blade Runner », New York Times, 1er octobre 2017. La costumière québécoise Renée April est en vedette dans ce texte très positif  dans lequel elle est citée plusieurs fois. Gain de réputation pour Blade Runner 2049 et Renée April : 286 230 $;
  • « Requiem hypnotique pour humains et robots et Denis Villeneuve : Faire une suite de “Blade Runner”, je n’aurais jamais osé avoir cette idée, Le Monde, 4 octobre 2017. Il s’agit d’une critique très positive qui comprend une entrevue avec le cinéaste Denis Villeneuve. Gain de réputation pour Blade Runner 2049 et Denis Villeneuve : 211 980 $.
Une excellente critique dans le quotidien Le Monde

Sur les médias sociaux, l’engouement se poursuit :

  • les pages « Blade Runner 2049 » sur Facebook, Twitter et Instagram rassemblent une communauté de près d’un million de fans !
  • depuis une semaine, ces derniers ont commenté, partagé ou aimé près de 70 000 fois l’une des publications apparaissant sur les plateformes sociales du film.

Des commentaires dans toutes les langues défilent aussi sur Twitter, témoignant de la médiatisation internationale du long-métrage :

Denis Villeneuve : un cinéaste du monde

SEULEMENT 11% DES RETOMBÉES À L’EXTÉRIEUR DU QUÉBEC MENTIONNENT QUE DENIS VILLENEUVE EST MONTRÉALAIS OU QUÉBÉCOIS.

Pas moins de 79 % des retombées portant sur Blade Runner 2049 et Denis Villeneuve, ces derniers jours, proviennent de l’Amérique du Nord; mais le rayonnement planétaire de cette réédition d’un film culte est loin d’être complet.

Et il est impressionnant de constater que « notre Denis » a été adopté par les cinéphiles de partout puisqu’à l’extérieur du Québec, seulement 11 % des retombées mentionnent le fait qu’il est montréalais ou québécois…

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

 

Depuis mardi, je considère qu’Uber a gagné une nouvelle fois l’appui de ses principaux publics (ses partenaires chauffeurs et ses clients), mais… a subi une autre défaite auprès du grand public et du gouvernement du Québec.

Regardons le contexte.

Dans cette bataille au tribunal de l’opinion publique, on retrouve quatre principaux protagonistes : Uber, le gouvernement du Québec, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale et l’industrie du taxi.

Sans surprise, Uber s’est nettement démarqué dans les médias sociaux, où un courant de sympathie et d’appui a rapidement pris forme. Voici quelques exemples :

Mais, on y a trouvé également de nombreuses personnalités qui ont mal réagi à la menace d’Uber – notamment Guy A. Lepage qui a écrit ceci :

Dans les médias traditionnels, au-delà des faits, les commentaires ont souvent été négatifs pour la multinationale. Voici deux exemples :

  • TVA Nouvelles 18h00, le 26 septembre : « Québec n’a pas l’intention de se mettre à plat ventre devant Uber ». Déficit de réputation au bénéfice d’Uber : – 12 483 $
  • The Gazette, le 27 septembre: “Quebec won’t give in to Uber’s threats: minister”.  Les principaux éléments d’analyse sont négatifs : le positionnement en une, le titre, l’amorce, les citations des intervenants, etc. Déficit de réputation au bénéfice d’Uber : – 68 657 $

L’importance de choisir une stratégie

Au moment de déterminer un objectif, Uber et toutes les organisations au monde – peu importe le domaine – doivent absolument déterminer une stratégie. Or, sans surprise, menacer le gouvernement du Québec, mardi matin, a constitué la stratégie d’Uber – c’est dans l’ADN de la marque.

Mais, il faut être conscient que le fait de choisir de menacer une institution contribue à cristalliser l’image d’une entreprise : on l’aimera encore plus ou… la détestera davantage !

Ainsi, au nom de cette multinationale, le directeur général Jean-Nicolas Guillemette a réagi au nouveau cadre que veut lui imposer le gouvernement. La conférence de presse n’était pas encore terminée que la tendance était donnée dans les médias traditionnels et sociaux : la démarche d’Uber était associée à une stratégie de menace.

EN DEUX JOURS, LES MÉDIAS TRADITIONNELS ONT ASSOCIÉ 974 FOIS LES MOTS « MENACE » ET « UBER ». CECI DONNE UN ARGUMENT DE POIDS AU GOUVERNEMENT COUILLARD POUR DEMEURER FERME.

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Même si l’attention des médias a été passablement monopolisée par l’ouragan Irma au cours des derniers jours, plusieurs sujets auraient pu constituer un bon coup médiatique ou… un mauvais.

J’ai retenu un énorme mauvais coup : celui d’Equifax. Rappel des faits.

Qui?

Equifax fait partie des trois plus grands groupes américains spécialisés dans l’évaluation du crédit et plus particulièrement dans l’établissement de score de crédit – une notation de la solvabilité et fiabilité financière des individus pour l’obtention d’un crédit, l’ouverture de compte ou autre. Les consommateurs n’ont pas le choix de se retrouver dans ces banques de données, ni d’en choisir une de confiance…

Equifax et ses homologues, Experian et TransUnion, utilisent les données personnelles et fiscales des individus ainsi que leurs données comportementales recueillies via leurs connexions sur internet.

Quoi?

Au cours des derniers jours, il y a eu un énorme coup dur à la réputation d’Equifax, causé par une cascade d’erreurs commises par l’entreprise dans… deux crises ! En voici quelques-unes :

Première erreur : Le 29 juillet dernier, Equifax a découvert le piratage des données personnelles d’environ 143 millions de consommateurs américains.

Deuxième erreur : La direction a attendu près de six semaines – soit à la fin de la semaine dernière – avant d’en informer les consommateurs.

Troisième erreur : Equifax a refusé de commenter ce délai.

Quatrième erreur : L’entreprise a pris près de 40 jours avant de rendre public cette attaque, et a assuré seulement maintenant qu’elle allait saisir les autorités compétentes – laissant supposer que ni la justice, ni le FBI, n’ont été informés en amont de l’importance de la fuite.

Cinquième erreur : Comme si cette crise ne suffisait pas, une deuxième s’est invitée dans l’actualité alors que l’entreprise a dû s’expliquer en urgence sur des transactions d’initiés. En effet, trois cadres ont vendu pour des centaines de milliers de dollars de titres dans les jours qui ont suivi la découverte du piratage.

Sixième erreur : Même si le piratage des données a touché près d’un Américain sur deux, et que des experts affirment que les données des clients d’autres pays sont tout aussi vulnérables, le premier réflexe de la direction d’Equifax Canada a été de refuser de commenter…

COMBLE DE L’IRONIE : EQUIFAX OFFRE DORÉNAVANT UN SERVICE GRATUIT CONTRE LE VOL D’IDENTITÉ… APRÈS LE VOL DES DONNÉES DE 143 MILLIONS DE SES CLIENTS!

Combien?

Entre le 1er janvier et le 6 septembre 2017, on compte 384 mentions d’Equifax dans les médias québécois.  Depuis jeudi dernier, on en compte 382, et 97 % de celles-ci sont en lien avec le vol de données. Les deux crises ont généré 50 % de la couverture médiatique annuelle d’Equifax, ce qui est énorme.

C’est la station de radio CJAD 800 AM, de Montréal, qui a généré le plus de retombées du côté des médias anglophones ; du côté francophone, c’est à la station 98,5 FM qu’il a été le plus souvent question de la crise survenue chez Equifax.
Près de 95 % des articles imprimés ou web sont signés par les agences de presse.

Nous avons analysé deux de ces retombées :

« Piratage massif d’Equifax : Les Canadiens exposés à une vague de vols d’identité ? », Les Affaires (web), 8 septembre 2017. Toutes les variables sont négatives, dont celles-ci : le titre, l’amorce, la légende et le traitement journalistique. Déficit de – 8 530 $.

“Equifax breach exposes 143 million people in U.S. to identity theft”, Financial Post (web) , 7 septembre 2017. Toutes les variables sont négatives, dont celles-ci : le titre, l’amorce, la légende et le traitement journalistique. Déficit de – 20 060 $.

Imaginez la somme de 382 retombées négatives…

Des excuses… pour changer quoi?

Dans une vidéo diffusée sur YouTube, le PDG d’Equifax, Rick Smith, a présenté des excuses… sans empathie. Pire : il a indiqué l’ouverture d’un site dédié à l’incident et précisé qu’Equifax offrait en compensation un service gratuit de protection contre le vol d’identité et de suivi du dossier de crédit… Quelle ironie !

L’entreprise Bombard’s Body Language a repris la vidéo du fade président, l’arrête à plusieurs endroits et commente le langage non-verbal. C’est très dur… et très instructif.

Aliments Maple Leaf et Equifax : même type de crise?

Fondamentalement, toute crise ressemble à une autre : il s’agit d’une situation prévisible – à condition d’avoir pris le temps d’anticiper qu’elle pourrait survenir – mais… on ne peut pas savoir quand elle arrivera, ni combien de temps elle durera.

LORSQU’UNE CRISE EST BIEN GÉRÉE, ELLE N’A MÊME PAS LE TEMPS D’ÉCLATER AU GRAND PUBLIC

Dans un blogue intitulé Relations publiques : gestion de crise 101, qui a été publié en 2015 dans Infopresse, John Larsen, d’Edelman Canada, mentionnait que le quart de la valeur marchande d’une entreprise est directement lié à sa réputation.

Or, le quart de la valeur des Aliments Maple Leaf – une entreprise qui a su se relever avec brio à la suite de décès causés par la listériose – c’est une somme énorme. Le quart de la valeur d’Equifax, aussi !

Si la valeur de la réputation peut sembler intangible, les effets négatifs d’une crise mal gérée sont tangibles : l’action d’Equifax a chuté de 15 % au cours des derniers jours…

Dans ce blogue, Ève Laurier, directrice générale d’Edelman Montréal, affirmait avec raison que lorsqu’une crise est vraiment bien gérée, elle n’a même pas le temps d’éclater au grand public. Une leçon à retenir pour les dirigeants et les communicateurs d’Equifax… et les gestionnaires qui ne prennent pas le temps d’anticiper les crises !

Source : Les Affaires

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

À travers les secousses des derniers jours (Harvey, Irma, Donald et Kim), il y a eu un éclair dans le ciel montréalais, suivi d’un rayon de soleil !

C’est un euphémisme d’affirmer que Lady Gaga est une marque qui, depuis déjà très longtemps, est gérée de façon très habile.

La « machine Lady Gaga » en a donné une nouvelle preuve, lundi soir à Montréal, alors que la bête de scène a été contrainte d’annuler son spectacle prévu au Centre Bell… tout en faisant plaisir à beaucoup de fans !

Rappel des faits.

Une crise bien gérée

Après avoir chanté sous la pluie, lors d’un récent concert à New York, Lady Gaga est arrivée à Montréal avec infection respiratoire et une laryngite. Même si son entourage lui conseillait de ne pas aller se démener sur scène, ce n’est pourtant qu’à la dernière minute (vers 17h00) que l’annonce de l’annulation du spectacle du soir même est survenue.

C’est là que la crise a débuté…

Une crise pour beaucoup de ses fans en larmes devant le Centre Bell, dont plusieurs avaient engagé beaucoup de frais pour cette sortie. Une crise pour l’équipe de l’artiste et Evenko qui, en plus d’absorber des pertes considérables, devaient trouver rapidement une nouvelle date pour revenir à Montréal.

Une crise, aussi, pour la réputation de Lady Gaga. Mais celle-ci, appuyée par un entourage expérimenté, a eu le flair de réagir aussi habilement que rapidement.

Premier acte : vêtue d’un chandail de la designer montréalaise Sabrina Barilà arborant le slogan « Je parle féministe », elle s’est excusée sur ses médias sociaux de devoir faire faux bond.

Deuxième acte : elle est sortie sur le toit de l’hôtel William Gray, où elle logeait, pour envoyer la main à ses fans. Puis, un clip vidéo a été mis en ligne et des photos autographiées ont aussitôt été distribuées.

Troisième acte : elle a diffusé qu’elle allait payer la pizza à ceux et celles qui se pointeraient devant son hôtel. Le chiffre de 80 pizzas « jumbo » a circulé ! Et après que Lady Gaga soit sagement allée au lit, quelques dizaines de personnes étaient encore sur place à chanter Grigio Girls !

DANS TOUTE SITUATION DE CRISE, PRÉSENCE RAPIDE ET EMPATHIE FONT LA DIFFÉRENCE – CE QUE VIENT DE PROUVER LADY GAGA.

Combien?

Lundi et mardi, il y a eu 560 mentions dans les médias au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Fait à noter : les médias ontariens ont généré 42 % de cette couverture médiatique et ceux du Québec, 31 %.

Compte tenu du court délai entre le moment de l’annulation du spectacle et celui-ci, c’est surtout à la radio, à la télévision et sur le web que la nouvelle a fait le plus de bruit.

Nous avons analysé deux de ces retombées :

  • abcnews.go.com, 4 septembre: « Lady Gaga forced to postpone show in Montreal due to illness ». Bien que le titre soit négatif, d’autres variables, dont le traitement journalistique et les photos, sont quant à elles neutres ou positives.  Gain de réputation : 39 234 $ US.
  • La Presse+, 5 septembre: « Concert reporté, fans comblés ». Malgré que l’annonce soit négative, le titre est neutre, l’amorce est positive et on note la présence d’une vidéo montrant la chanteuse sur le toit de l’hôtel William Gray.  Gain de réputation : 47 140 $.

Et maintenant…

Dans les circonstances, la réputation de Lady Gaga est sauve. Mais, si dans l’avenir elle devait annuler à nouveau un spectacle, elle aurait tout intérêt à repérer les pizzérias autour de son hôtel… puisque ses fans ne s’attendront à rien de moins !

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Alors que le soleil ose enfin se pointer le bout du nez et que la saison des vacances débute, Mesure Média récidive pour décerner ses fameux tops et flops médiatiques pour les six premiers mois de l’année 2017.

Les Tops

1 – Barack Obama à Montréal

En juin, Montréal a accueilli nul autre que Barack Obama. En invitant le 44e Président des États-Unis à sa tribune, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain poursuivait un double objectif : tenir un événement marquant (et rentable) et attirer vers Montréal l’attention des médias de tout le Québec et, surtout, de l’international.

Chose promise, chose faite : durant 36 heures, 83 % des retombées médiatiques sur Montréal dans le monde portaient sur cette activité – ce qui est énorme pour une destination qui travaille continuellement à attirer des touristes et des gens d’affaires.

2 – Québec Solidaire et GND

Pour un parti qui ne compte que 3 députés à l’Assemblée nationale, Québec Solidaire a su être très bien médiatisé depuis le début de l’année 2017 : Manon Massé qui évite la destruction de sa circonscription, Françoise David qui annonce son départ sous les hommages et, surtout, l’arrivée de l’enfant prodige Gabriel Nadeau-Dubois, alias GND, désormais député de Gouin.

Durant l’hiver, l’ex-leader étudiant a eu droit à son moment de gloire à Tout le monde en parle. Durant près de 17 minutes, Gabriel Nadeau-Dubois a défilé avec aisance ses messages-clés, ce qui lui a valu un gain de réputation exceptionnel de 1 030 250 $.

Signe additionnel de l’élan médiatique de ce parti: QS avait récolté 142 304 $ en dons, le 30 avril 2017, soit près du double des 71 843 $ amassés durant la même période l’an dernier. Et 6 000 nouveaux membres ont joint le parti.

3 – P.K. Subban: encore !

Que seraient les tops et les flops médiatiques sans une mention sur le hockey ?

Les Montréalais – et notamment les jeunes patients de l’Hôpital pour enfants – ont passé bien près de toucher à la Coupe Stanley cet été. Malheureusement pour les partisans de P.K., les Predators ont été battus en finale de la Coupe Stanley…

Même s’il ne joue plus avec le CH, la popularité de P.K. Subban ne fait aucun doute au Québec. La preuve : jusqu’à 1,222 million de téléspectateurs ont regardé l’ultime match entre les Predators et les Penguins sur TVA Sports, qui peut remercier PK Subban pour ce record d’auditoire !

4 – Alex Harvey fait la une

Cet hiver, le fondeur Alex Harvey a remporté l’épreuve de 50 km style libre au Championnat du monde disputé en Finlande. Selon son père – l’ex-athlète olympique Pierre Harvey – cette compétition ne constitue rien de moins que « la coupe Stanley des Norvégiens » !

Se retrouver à la une d’un quotidien avec une bonne nouvelle est loin d’être évident. Or, le fait est tellement exceptionnel qu’Alex Harvey s’est retrouvé à la une de huit quotidiens québécois… le même jour ! Pour un athlète amateur et ses commanditaires, c’est extraordinaire ! 170 005 $ : c’est le gain total de réputation d’Alex Harvey seulement pour sa présence sur les 8 unes à la suite de sa victoire.

5 – Sylvain Bellemare et son Oscar

Les artisans québécois du cinéma continuent de rayonner à l’international. L’une des recrues  est Sylvain Bellemare, qui a gagné l’Oscar du meilleur montage sonore pour le film L’arrivée (Arrival), de Denis Villeneuve. Durant ses remerciements, Sylvain Bellemare a lancé un « Salut, Montréal » bien franc tout en vantant la qualité des équipes techniques d’ici.

Grâce à cette visibilité exceptionnelle, ce « Salut Montréal ! » a valu 6,2 millions de dollars en gain de réputation pour la « marque Montréal ».

6 – Marc Bergevin rayonne… finalement !

Critiqué par d’innombrables partisans qui croient qu’ils pourraient faire mieux que lui comme DG du CH – lui reprochant notamment que P.K. (encore lui !) ait joué plus longtemps en séries que Shea Weber – Marc Bergevin est pourtant devenu un héros, le 15 juin.

Tel un magicien, Bergevin est allé chercher Jonathan Drouin à Tampa Bay en retour d’une recrue qui n’avait pas encore fait ses preuves.

En quelques heures, plus de 2 000 retombées ont parlé de cette transaction dans les médias du Canada – et c’est sans compter la couverture de presse favorable portant sur le Canadien, passablement actif des derniers jours.

Les flops

1 – Bombardier: l’affaire (ou le cadeau?) du 48%

Pendant neuf jours – une éternité pour les gestionnaires de crise et ceux qui en subissent une –, la marque Bombardier s’est retrouvée condamnée, à la fin mars, au tribunal de l’opinion publique québécoise.

Comme une traînée de poudre, « l’Affaire du 48 % de Bombardier », soit des hausses de salaire de 48 % pour six hauts dirigeants, a pris d’assaut à peu près tous les médias traditionnels et sociaux au Canada. En quelques jours, près de 5 000 retombées de presse avaient traité du sujet au Québec ! Il s’agit d’un volume exceptionnel de retombées négatives pour une entreprise québécoise.

2 – Les problèmes d’eau chaude de Michaëlle Jean

Venue à Montréal afin de participer à un événement, l’ex journaliste et Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean – aujourd’hui Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – fut d’abord prise à partie par le Journal de Montréal.

Grâce à un dossier explosif, le JdeM démontrait les coûts exorbitants de la rénovation de l’appartement qui lui est prêté à Paris. De nombreux autres médias ont pris le relais.

Sur un ton précieux qui a choqué le public payeur de taxes et de rénovations d’appartements de fonction, elle s’est défendu de ne pas être une princesse… Et c’est sans compter les 500 mètres qu’elle a faits en limousine, entre l’Hôtel Bonaventure et… la Place Bonaventure !

Source : La Presse +

Serge Chapleau, dans La Presse+, s’en est donné à cœur joie. Déficit de députation de -47 415 $ pour Michaëlle Jean, uniquement avec cette caricature. Imaginons la valeur négative de tout son séjour…

Après les crises Bombardier et Michaëlle Jean, les flops médiatiques qui suivent ont presque l’air de « crisettes ». Et pourtant…

3 – La sortie de United Airlines

Décidément, le secteur aérien a souffert en cette première moitié de 2017. La compagnie américaine United Airlines s’est retrouvé dans l’embarras – le mot est faible – pour avoir sorti violemment un passager d’un avion pour cause de surréservation sur le vol. Plusieurs vidéos de l’incident ont fait le tour des médias sociaux. Sur YouTube, l’une d’elles a été vue par 4 millions d’internautes !

Le PDG de United Airlines a mis 48 heures avant de s’excuser – une éternité en cette ère de nouvelles instantanées sur les réseaux sociaux et les chaînes télé. Bref, qui veut aujourd’hui acheter un billet d’avion sur United Airlines ?

4 – La ?*&V!$# de température

Après le hockey et la politique, la météo est le 3e sport national dans nos médias.

La première moitié de 2017 ne nous a pas épargné alors que des inondations ont touché plusieurs régions du Québec où l’on a vu un bel élan de solidarité, n’en déplaise à M. Potter, ex-directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill.

Mais le flop magistral côté météo revient au fiasco de l’autoroute 13 à Montréal alors que 300 automobilistes y ont été bloqués toute une nuit pendant la grosse tempête de neige de la mi-mars.

Sur le terrain, les autorités de Transports Québec et les policiers ont failli à la tâche. Dans les jours suivants, La Presse + nous apprenait que le capitaine de la SQ, chargé de l’A13, était chez le notaire pour ses propriétés immobilières durant les premières heures de la congestion routière. Rien pour améliorer l’image des policiers…

5 – Inauguration de Donald Trump et l’ère des alternative facts

Les premiers mois de Donald Trump à la présidence des États-Unis constituent un flop médiatique sans précédent. Par où commencer ?

Par le début, soit l’inauguration du président Trump en janvier. L’événement a reçu une couverture médiatique mondiale. L’un des éléments qui a retenu l’attention, ce sont les photos comparant l’assistance à l’inauguration de Barack Obama à celle de Donald Trump.

Alors que la nouvelle administration américaine affirmait avoir brisé un record de foule à l’inauguration de M. Trump, les images parlaient d’elles-mêmes… À gauche, l’inauguration d’Obama. À droite, l’inauguration de Trump.

Une porte-parole de M. Trump, Kellyanne Conway, a avoué que cette affirmation – pour ne pas dire mensonge – était, en réalité, des faits alternatifs (alternative facts)… Aussitôt, l’expression fut consacrée et a été utilisée plus de 40 000 fois dans les médias à travers le monde depuis le début de l’année (selon les sources disponibles dans Eureka.cc) !

6 – Jean Charest, sous la loupe de l’UPAC

Pour la Xième fois, les faiblesses éthiques sont venues hanter le gouvernement Couillard ce printemps.

À la fin avril, les médias de Québecor ont diffusé une enquête explosive dévoilant que l’ex Premier ministre Jean Charest et l’argentier du PLQ, Marc Bibeau, ont été sous surveillance de l’UPAC jusqu’en 2016. Les reportages nous montraient même la fiche policière de l’ex-premier ministre… Du jamais vu !

Les libéraux – Jean-Marc Fournier en tête – ont attaqué le biais politique des médias de Québecor, mais le mal était fait… La « une » du Journal de Montréal représente un déficit de réputation de -135 995 $ pour Jean Charest et la « marque » PLQ.

Source : Le Journal de Montréal

Le 15 juin, c’était au tour de La Presse + d’y aller de son propre dossier. La journaliste d’enquête Kathleen Lévesque faisait état d’un « pont d’or » dont aurait bénéficié M. Charest pour passer d’Ottawa à Québec.

Sur ce, bon été !

Note : Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

Comme carrière, ils et elles ont choisi de faire respecter la loi et, par le fait même, d’être eux-mêmes respectés et admirés.

Pourtant, à Montréal, depuis quelques années – et particulièrement en 2017 – les policiers et leur employeur ont grandement abîmé deux marques auparavant très fortes : le SPVM et la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

Combien?

Affirmer que les policiers montréalais ont mauvaise presse serait un euphémisme. Regardons quelques données :

Une image vaut mille mots : nous voyons continuellement dans les médias des policiers portant des pantalons colorés et la casquette de leur syndicat. En effet, 43 % de la couverture sur leur « uniforme » provient de la télévision.

La quantité depuis bientôt 17 mois est très impressionnante : 1 260 retombées, dont 30 % dans les médias anglophones. Et le déficit de réputation – qu’il est possible de mesurer – l’est tout autant.

Est-ce que le SPVM a souhaité quelque 4 235 retombées de presse portant sur « L’Affaire Lagacé » ? Poser la question, c’est y répondre. Fait à remarquer : seulement 40 % de celles-ci se sont retrouvés dans des médias montréalais, la nouvelle ayant été reprise dans tous les marchés du Québec – principalement à la radio (55 %), à la télévision (22 %) et sur le web (18 %).

Un directeur de police du SPVM travaille généralement dans l’ombre et n’intervient sur la place publique qu’à de rares moments. En poste depuis moins de deux ans, Philippe Pichet a généré 59 % de la couverture accordée à cette fonction, contre 41 % pour son prédécesseur Marc Parent… en cinq ans. Total des retombées : 7 099.

Que s’est-il passé?

Il suffit de mentionner « SPVM », « pantalons de clowns » et « manif des policiers le 17 mai » pour que les gens de tous les âges et milieux grimacent. Pourquoi?

Même si l’impression de sécurité n’est pas affectée, le lien de respect qui unissait les marques SPVM et Fraternité des policiers de Montréal à la population est rompu.

Tant l’institution (le Service de police de la Ville de Montréal) que les hommes et femmes qui portent l’uniforme (ou du moins, une partie de celui-ci depuis maintenant trois ans) enregistrent un important déficit de réputation. S’est ajouté dans l’actualité le syndicat des policiers et policières et son très médiatisé président, Yves Francoeur.

LE LIEN DE RESPECT QUI UNISSAIT LES MARQUES SPVM ET FRATERNITÉ DES POLICIERS À LA POPULATION EST ROMPU.

À tous les jours, les médias traditionnels et sociaux malmènent des organisations. Et ce, à cause de raisons qui sont souvent les mêmes, dont celles-ci:

  • des décisions de gestion, prises dans un contexte donné et selon une certaine logique, mais qui sont sorties de leur contexte et se retrouvent dans les médias. Elles deviennent alors souvent difficiles à justifier ;
  • croire que ce qui est considéré comme une injustice, à l’interne, sera perçu de la même façon par les différents publics externes ;
  • des moyens de pression qui ont l’effet boomerang et font… plutôt pression contre ceux et celles qui les ont initiés.

À titre de communicateur, trois faits me sautent particulièrement aux yeux :

  • « l’Affaire Lagacé » a unifié l’équipe de La Presse et l’ensemble de la confrérie journalistique derrière le chroniqueur vedette et, conséquemment, contre le SPVM. Il s’agit d’une décision de gestion qui a eu, a et aura amplifié le déficit de réputation du SPVM au tribunal de l’opinion publique, et ce, pour de très nombreuses années ;
  • que les policières et policiers se considèrent lésés par un réaménagement à leur régime de retraite, c’est une chose. Mais, leurs moyens de pression pour le moins colorés n’ont jamais touché le coeur des contribuables – dont très peu ont eux-mêmes un fonds de pension digne de ce nom – et sont demeurés les mêmes ;
  • lors des festivités du 17 mai dernier, les policiers ont commis une grave erreur de stratégie en manifestant bruyamment et en embêtant les « petites familles » (dixit le maire Coderre).

Pourtant, la journée d’anniversaire procurait aux policiers et policières une occasion en or de revêtir leurs uniformes qui s’empoussièrent dans leurs placards… Ils auraient assurément fait la manchette, grâce à leur geste surprise qui aurait été salué, et ils auraient pu ramener dans l’actualité l’enjeu qu’ils revendiquent. Ils ont plutôt préféré la perturbation d’un événement – ce qu’ils déplorent au quotidien!

Deux exemples

Parmi la quantité gigantesque de retombées négatives, nous en avons analysé deux :

  • TVA Nouvelles, 17 mai, 22 heures

Un très long reportage favorable suivait l’illumination en direct du Pont Jacques-Cartier. Ici aussi, la manifestation des policiers a déplu. Gain de réputation de 104 315 $ pour le Pont Jacques-Cartier et déficit de – 37 125 $ pour la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

Cette retombée a été évaluée au bénéfice du Pont Jacques-Cartier – notre chronique de la semaine dernière – et également pour la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

Le Maire Coderre vantait le Pont Jacques-Cartier illuminé et annonçait la tenue d’une 2e représentation spéciale, tout en estimant que la manifestation des policiers a gâché la fête des Montréalais. Gain de réputation de 38 570 $ pour le Pont Jacques-Cartier et déficit de – 25 865 $ pour la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

Un revirement est-il possible?

Est-il possible de croire que les marques mal-aimées SPVM et Fraternité des policiers et policières de Montréal pourraient transformer positivement leur réputation?

Oui, c’est possible. Plusieurs étapes seraient à franchir, et ce, sur une longue période – les deux premières étant sans doute les plus difficiles de la lignée, dans ce cas-ci : reconnaître des erreurs et s’excuser sincèrement.

Dans le passé, des organisations d’importance – notamment le Club de hockey Canadien et la SAQ – ont relancé leur réputation après avoir connu des années très difficiles.

Il est à souhaiter que les policiers montréalais redeviennent respectés – et mêmes admirés – par le public de tous les âges, comme le sont Nadine, Patrick, Daniel, Isabelle et Bruno dans District 31 !

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine, grâce à une ou à quelques retombées de presse.

Note: Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

 

 

 

Qui aurait cru que, plusieurs années après sa mésaventure conjugale sur fond d’espionnage, l’homme politique Maxime Bernier referait surface et se retrouverait à portée de main de la direction du Parti Conservateur du Canada ?

La réponse se trouve dans ce dicton : « La politique est l’art du possible ». Rappel des faits.

En mai 2008, les médias apprenaient que le Ministre des Affaires étrangères du Canada, Maxime Bernier, avait oublié pendant quelques semaines, au domicile de son amoureuse Julie Couillard, des documents confidentiels concernant le travail des troupes canadiennes en Afghanistan. Il fut même question de micros agrafés au lit de cette dernière… Devant un tollé à la Chambre des communes et dans les médias, Maxime Bernier avait été contraint de démissionner de son poste de ministre le 26 mai 2008.

Par la suite, cet homme politique très populaire dans la Beauce est revenu dans les bonnes grâces du Premier ministre Stephen Harper et a réintégré le cabinet, de 2011 à 2015.

 « Kid Kodak »

Dire que Maxime Bernier est un « Kid Kodak » serait un euphémisme. Que ce soit dans sa circonscription, à Ottawa ou partout au Canada, il ne rate jamais une occasion de faire parler de lui dans les médias traditionnels et sociaux – ce qui lui occasionne quelques gaffes.

Qui a oublié son arrivée à Rideau Hall avec sa conjointe au décolleté plongeant ?

Source : huffpost.com

Qui a oublié sa distribution de petits gâteaux Jos Louis – fabriqués dans sa circonscription – à des soldats à l’étranger ?

Source : Radio-Canada

Autre exemple : dans un reportage intitulé Bernier montre à la planète où il cache ses clés, paru dans les quotidiens La Presse et Métro, le 5 décembre 2012, à la suite de reportages à CTV et à TV5, le ministre Bernier se défendait d’avoir manqué de jugement. On lui reprochait d’avoir permis à une équipe de télévision de le filmer montrant où il cache les clés de sa voiture lorsqu’il se déplace pour jogger… alors qu’il ne devrait pas conduire. «Je mets toujours mes clés ici», a t-il précisé, avant de s’élancer pour sa séance de jogging matinale.

Des communications bien orchestrées

Très ambitieux, Maxime Bernier s’est lancé le premier, il y a 17 mois, à l’assaut de la direction du PCC. Et, avec le retrait surprenant de Kevin O’Leary en sa faveur, la semaine dernière, tous les espoirs sont permis pour lui.

Dès le départ, il s’est entouré de communicateurs qui ont conçu une stratégie très efficace pour les médias traditionnels et sociaux – une stratégie qui a culminé vers des reportages très recherchés, dont un profil dans L’Actualité.

Source : L’Actualité

Combien ?

Faire la une de l’Actualité a toujours été et demeure une consécration.

Le journaliste Alec Castonguay a brossé un tableau très complet et sans complaisance de ce politicien plutôt… complexe. Selon Mesure Média, cette une a généré à elle seule, un gain de réputation de 235 155 $ pour Maxime Bernier.

La une de l’actualité génère toujours une valeur différente. Maxime bernier a obtenu un gain de réputation de 235 155 $.

Dans cette entrevue accordée à l’émission Power&Politics à la CBC, Maxime Bernier commente le retrait en sa faveur de Kevin O’Leary. Le gain de réputation pour Maxime Bernier est de 113 675 $.

Et que dire du segment de l’émission Le Québec maintenant, au 98,5FM, lors duquel l’animateur Paul Houde et son collaborateur Bernard Drainville ont chanté la ritournelle de campagne électorale de Maxime Bernier ?

Il s’agit ici d’une retombée non sollicitée qui vaut son pesant d’or ! Le gain de réputation pour Bernier est de 2 750 $, avec un écart favorable très élevé de 221 % sur le coût publicitaire.

C’est connu : les meilleures stratégies de communication ne garantissent pas les victoires (parlez-en à Hillary Clinton !). À suivre…

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine, grâce à une ou à quelques retombées de presse.

Note: Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

PR measurement

De la mort possible de Twitter à l’impact des relations publiques sur les ventes, en passant par la mode des dashboards : les débats étaient animés, la semaine dernière, au Summit on the Future of Communications Measurement, tenu au New Hampshire.

La spécialiste américaine de la mesure des communications, Katie Paine, communément appelée « Queen of metrics », avait organisé ce sommet à son fief de Durham, une ville post-industrielle de la Nouvelle-Angleterre.

Sous les couleurs d’automne, une trentaine d’experts de la mesure des communications – provenant de New York, Chicago, Dallas, Phoenix, Boston et même de Sidney en Australie ! – y étaient réunis. J’étais la seule Canadienne à participer à ce Sommet, qui s’est conclu avec un traditionnel lobster bake

Voici donc les 4 tendances à connaître sur l’évaluation des communications et des relations publiques.

1- Mesurer l’impact des relations publiques sur les ventes

La question est vieille comme le monde : quel est l’impact des relations publiques sur les ventes d’un produit ? Combien de ventes d’un produit découlent directement des actions de RP ?

Mark Stouse, fondateur et CEO de la plateforme Proof, prétend avoir trouvé la réponse à ces questions que se posent les spécialistes des communications-marketing.

Basée sur un algorithme mathématique, la plateforme Proof établit, notamment, des corrélations et des prédictions entre la performance d’une organisation dans les médias acquis et les ventes.

Bien que Mark Stouse se soit gardé de révéler tous les secrets de sa Caramilk – autrement dit : comment son algorithme fonctionne ? – cette plateforme d’analyse laisse croire que les spécialistes en communication-marketing pourront mieux évaluer l’impact de leur travail sur les ventes.

2- Southwest Airlines : la championne des tableaux de bord

Cette compagnie aérienne est un modèle pour ses pratiques d’évaluation des RP.

Deux employés à temps plein passent leurs journées à surveiller et analyser tout ce qui se dit dans les médias traditionnels et sociaux.

Cindy Villafranca, senior Communications Specialist à la SouthWest Airlines, collectionne les tableaux de bord (dashboards), qui ont tous des fonctions distinctes :

  • les tableaux de bord trimestriels comprennent les données des médias traditionnels et sociaux destinées à la haute direction;
  • les tableaux de bord mensuels s’attardent aux médias sociaux (communauté, performance du contenu, part de voix, sentiment, etc.) ;
  • les tableaux de bord hebdomadaires reprennent les faits saillants de la semaine et sont conçus davantage pour l’équipe des communications;
  • au besoin, lors de crises ou d’annonces importantes, des tableaux de bord quotidiens sont produits.

« Measurement is about more than just numbers », dit Mme Villafranca.

La Southwest Airlines prend toutes ses décisions de relations publiques en se basant sur des données !

3- L’armée américaine code tout, y compris ses RP

La US Air Force, soit l’armée de l’air américaine, emploie 300 professionnels en affaires publiques. Dans ce contexte, la direction des affaires publiques a tout intérêt à prouver que ces 300 employés sont utiles !

L’équipe des affaires publiques de la US Air Force a pour mission de renforcer la confiance et le support du public alors que le Congrès américain verse des milliards à l’armée de l’air.

Les spécialistes en mesure des RP de la US Air Force ont établi un système interne de codage pour mesurer la portée de leurs messages et de leur porte-parole dans l’espace public.

À l’aide de sondages et de plateformes de veille comme Radian6 et Meltwater, ils attrapent chacun des messages, diffusés dans les médias, et y donnent un score de performance. Tous les messages sont codés en fonction de leur capacité à consolider l’opinion favorable des Américains à l’endroit de la US Air Force.

Voici ce qu’a dit notamment Sean Monogue, de la US Air Force :

« Big data and predictive analytics is key for resource allocation ».

Bref, la US Air Force ne fait pas que cibler les menaces à la sécurité américaine. Elle traque et code ses messages d’affaires publiques avec une vigueur similaire !

4- Mesure des médias sociaux : aucun standard

Alors que les médias sociaux sont devenus incontournables en relations publiques, les experts de la mesure ne s’entendent pas sur des standards pour guider la pratique.

Quoi mesurer ?

  • L’engagement. Mais le calcul du taux d’engagement diffère d’une plateforme à l’autre…
  • Le sentiment des publications (médias acquis) sur les médias sociaux. Mais, analyse-t-on manuellement les mentions ou se fie-t-on aux plateformes qui calculent automatiquement le sentiment des publications?

Plusieurs craignent aussi la disparition de Twitter, qui serait une grande perte pour l’évaluation des enjeux d’affaires publiques. En effet, il est difficile pour les outils de veille de retracer les publications sur Facebook, ce qui pose un défi de taille pour leur analyse.

D’autres critiquent les statistiques données par Facebook – qui ne seraient que de gros chiffres (nombre de visionnements, portée, etc.) – ne permettant pas de mesurer efficacement la performance des médias détenus et acquis d’une compagnie.

En résumé : tout est encore à définir quand vient le temps de mesurer les performances sur les médias sociaux… alors qu’à Montréal et dans les plus grandes villes du monde, il y a des experts qui réfléchissent et peaufinent, chacun de leur côté, leur recette de la Caramilk…

gains et déficits médiatiques

Comme le veut la désormais célèbre tradition, Mesure Média profite de l’été qui arrive pour dresser la liste des principaux gains et déficits médiatiques des six premiers mois de l’année.

Voici donc le palmarès des organisations et des personnalités qui ont gagné ou perdu leur réputation depuis janvier 2016…

 

Les tops

1- Justin Trudeau à la Maison Blanche

En mars dernier, c’est un véritable accueil princier qu’a réservé le président Obama à Justin Trudeau lors de sa visite à la Maison blanche. Entre glamour et politique, les médias ont tout détaillé de cette visite : les robes de Sophie Grégoire et Michelle Obama, les repas, les invités du bal, l’amitié Trudeau-Obama que les journalistes ont qualifié de « bromance ».

La rencontre entre le PM canadien et le président américain a même fait la première page du Washington Post et du New York Times !

 

2- Xavier Dolan, toujours victorieux à Cannes

Le réalisateur Xavier Dolan est un habitué de ce palmarès. En réalité, c’est la personnalité qui s’est retrouvé le plus souvent parmi nos tops médiatiques !

Que voulez-vous, il trouve toujours le moyen de briller au Festival de Cannes, même si cette année, les médias américains ont été très sévères à l’endroit de son film Juste la fin du monde. Comme quoi la mauvaise presse n’a pas influencé le jury de Cannes…

3- Robert Poëti, le politicien qui veut faire le ménage

L’ex-ministre des Transports, Robert Poëti, est sans contredit le député libéral qui a accumulé le plus important gain de réputation durant la dernière session parlementaire. Il n’a peut-être pas beaucoup de compétition… mais tout de même !

S’il a perdu sa limousine de ministre en début d’année, M. Poëti apparaît dans l’opinion publique comme le seul politicien libéral à avoir voulu faire le ménage au Ministère des Transports (MTQ). Le 20 mai dernier, la chronique de Patrick Lagacé, dans La Presse +, a valu à Robert Poëti un gain de réputation de 44 465 $.

4- Julie Sndyer : son avenir fait jaser

L’animatrice Julie Snyder a procuré à TVA des cotes d’écoute record grâce aux Star Académie, Banquier et autres mégas-productions. Mais depuis sa séparation avec Pierre Karl Péladeau, l’avenir de la « démone » reste incertain au sein du réseau appartenant à Québécor.

Principal indice : elle n’a pas réalisé l’entrevue au printemps avec Céline Dion, alors qu’elle avait pourtant le monopole de ces entrevues à TVA il y a quelques temps à peine.

À la fin avril, son entrevue juste et touchante, à Tout le monde en parle, a rassemblé 1,6 million de téléspectateurs à Radio-Canada. Elle n’a peut-être pas interviewé Céline, mais Julie a donné à Guy A. Lepage l’entrevue la plus marquante à la télé québécoise depuis le début de l’année. Si marquante que PKP démissionnait de son poste de chef du PQ moins de 24 heures plus tard…

5- Caisse de depôt : l’art de réussir à lancer un projet de transport

Le train ne roule pas encore, mais le projet de SLR à Montréal, annoncé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a été très bien reçu. Un quasi-exploit, alors que les projets de prolongement du métro, de lignes rapide d’autobus et de trains de banlieue, sont généralement coupés en rondelles par les critiques.

Reste à voir si la CDPQ conservera cette bonne presse, qui lui vaut notamment un gain de réputation de 6 835 $ au Téléjournal de Radio-Canada le jour de l’annonce.

 

Les flops

1- Les démissionnaires du PQ

Ce printemps, c’est dans les larmes que le Parti québécois a perdu deux piliers. D’abord, Pierre Karl Péladeau, qui avait dominé médiatiquement tous ses adversaires dans la course à la chefferie un an plus tôt, a démissionné de son poste pour des raisons familiales. Plus récemment, Bernard Drainville, désabusé par le départ de PKP, a quitté lui aussi.

Les caricaturistes ont tôt fait de rappeler à Bernard Drainville, ses anciennes prises de position. À elle seule, celle-ci lui vaut un déficit de réputation de -33 710 $.

2- Nathalie Normandeau éclipse le budget du Québec

Le 17 mars dernier, on attendait le budget du Québec comme nouvelle du jour, mais c’est plutôt l’arrestation de l’ex-vice première ministre Nathalie Normandeau par l’UPAC qui a fait la manchette.

Si Nathalie Normandeau a tout perdu – son boulot au FM93 et sa réputation (déficit de -193 863 $ uniquement pour cette une du Journal de Montréal au lendemain de son arrestation) – Robert Lafrenière, le grand patron de l’UPAC, s’est assuré de devenir incontournable dans l’actualité cette journée-là. À tel point que le Conseil des ministres ne pouvait que le reconduire dans ses fonctions quelques semaines plus tard…

3- Le CH : tout ce qui monte redescend

L’équipe de Mesure Média doit se confesser…

Portés par les succès du Canadien de Montréal l’automne dernier, nous avions placé la « Sainte-flanelle » dans les tops médiatiques de 2015. Force est d’admettre que nous nous sommes emballés trop vite…

Avec son gardien vedette blessé, le CH a descendu dans les bas-fonds du classement et a raté tristement les séries, comme toutes les autres équipes canadiennes – ce qui lui a valu une couverture de presse plus critique qu’à l’habitude…

4- Sam Hamad, traqué jusqu’en Floride

En mars, se disant « brûlé », Sam Hamad s’est réfugié en Floride après des révélations de l’émission Enquête à l’effet qu’il aurait fait avancer un dossier du controversé Marc-Yvan Côté.

Comble de malheurs pour l’ex-ministre, qui voulait « refaire le plein d’énergie », une caméra de télé floridienne l’a traqué en train de ranger ses bâtons de golf dans sa voiture. Une nouvelle peu élogieuse sur Wink News (petite antenne locale de CBS), qui lui a valu un déficit de réputation de – 485 $, mais surtout, un déficit de plusieurs dizaines de milliers de dollars si l’on additionne les diffusions au Québec.

Ajoutons à ses malheurs, cette photo du député dans les bras de Morphée, prise dans l’avion vers la Floride, qui a fait le tour des médias sociaux… Mince consolation : Régis Labeaume s’ennuie de lui et souhaite son retour !

5- Michèle Richard, en état d’ébriété : on tue la une

Finissons ce palmarès des flops par un peu de sarcasme…

Le jeudi 16 juin, pour la 4e fois de sa vie (apprendra-t-elle un jour ?), la chanteuse Michèle Richard a été arrêtée en état d’ébriété au volant.

Une nouvelle hautement d’intérêt public (hum… hum…) qui s’est retrouvée en une du Journal de Montréal, reléguant la tuerie d’Orlando en page 22.

Mentions spéciales :

  • Les pitbulls : ces chiens que l’on veut interdire et qui seront sans aucun doute le sujet de l’été !
  • Zika : ce fichu virus, viendra-t-il gâcher la fête des Olympiques ?
  • Maria Sharapova : gestion de crise digne de mention après que cette athlète féminine, parmi les mieux payées, eut échoué à un test antidopage. Suspendue, elle sera absente des courts durant deux ans.
  • Les libéraux provinciaux qui sont en continuelle gestion de crise depuis l’hiver sur des sujets aussi variés que le MTQ, les centres jeunesse, la fermeture de Melaric, Rona, Bombardier, la perte des sièges sociaux, Uber, l’UPAC, le féminisme, le salaire des médecins, Jacques Daoust, les déclarations inappropriées de Rita de Santis, etc., etc., etc.

analyse média

Pourquoi faudrait-il continuer de faire analyser sa couverture obtenue dans la presse écrite (journaux et web), à la radio et à la télévision ?

Cette question, on me l’a posée lors d’une conférence que j’ai donnée à l’événement Communication de crise, organisé la semaine dernière par Les Affaires.

Les médias sociaux se sont retrouvés au cœur de plusieurs discussions entre les conférenciers et les participants.

Rien de surprenant, puisque de plus en plus de campagnes de communication et marketing se déroulent sur les médias numériques, et l’on ne compte plus les crises qui naissent désormais sur Twitter, Facebook et autres.

Aussi, selon une donnée récente provenant du Centre d’étude sur les médias de l’Université Laval :

En 2015, au Québec, les médias numériques détrônaient la télévision comme principal moyen d’être informé.

Une question d’actualité…

Durant ma présentation, j’ai d’abord présenté différents exemples d’analyses de gestion d’enjeux et de crise dans les médias traditionnels (presse écrite, web, radio et télévision) avant d’enchaîner avec des exemples tirés des médias sociaux.

Puis, un participant m’a posé cette question :

« Aujourd’hui, les médias sociaux ont-ils plus d’impact que les médias traditionnels ? Et dans ce contexte, pourquoi analyser encore les médias traditionnels ? »

… et ma réponse en trois points :

 

1- L’évaluation des médias traditionnels et sociaux : un tout.

J’ai donné l’exemple de l’analyse que nous avons fait, à chaque semaine, lors de la campagne électorale fédérale de l’automne dernier.

Il aurait été impensable de ne pas évaluer les gains et déficits de réputation des partis politiques à la suite des chroniques du très populaire Jean Lapierre, tant à la radio qu’à la télévision (médias traditionnels).

Tout comme il aurait été impensable de ne pas se pencher sur les stratégies utilisées par les partis pour mobiliser leurs partisans via les médias sociaux.

Malgré son influent compte Twitter, c’est au 98,5 que le « Québec politique » s’immobilisait, à 7 h 05, pour écouter feu Jean Lapierre.

 

2- Plusieurs histoires naissent sur les médias sociaux et sont reprises par les médias traditionnels. L’inverse est aussi vrai.

Récemment, IGA a annoncé en primeur en primeur dans Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, une politique de baisse de prix dans ses magasins.

Le président de Sobeys Québec a aussi accordé des entrevues dans les médias traditionnels. Les consommateurs ont rapidement commenté cette nouvelle sur les médias sociaux, y allant à la fois de compliments et de critiques envers IGA.

Puis, La Presse + a répliqué en révélant que la bannière avait haussé le coût de certains aliments, malgré sa promesse de baisse de prix. Instantanément, les critiques sur IGA ont décuplé sur Facebook !

Si on analyse la couverture de la campagne d’IGA sur la baisse des prix, il faut tenir compte des médias traditionnels et sociaux, puisque l’un ne va pas sans l’autre.

 

3- Aussi influents soient-ils, les médias sociaux n’ont pas encore atteint le niveau de crédibilité de certains médias traditionnels

De plus en plus de campagnes de communication-marketing font appel à des influenceurs, des blogueurs, des vlogueurs et des instagrammeurs pour faire parler d’un nouveau produit ou promouvoir des services et des idées. Et des organisations (telles le Club de hockey Canadien) peuvent rejoindre leurs publics, sans intermédiaires, grâce à leurs propres médias.

Malgré cela, des reportages importants – favorables ou défavorables – dans certains médias traditionnels ont encore beaucoup de poids dans l’opinion publique, et monopolisent beaucoup d’énergies chez les communicateurs et les dirigeants.

Par exemple : l’un des participants racontait comment l’équipe de communication de SNC-Lavalin avait utilisé Twitter pour répliquer, en direct, lors d’une émission Enquête, à Radio-Canada.

Ici, on ne pourrait pas se contenter de chiffrer l’interaction de SNC-Lavalin sur les médias sociaux. Il faut aussi mesurer le déficit de réputation de SNC-Lavalin à la suite de l’émission Enquête. C’est d’ailleurs l’impact négatif majeur d’Enquête qui a incité SNC à réagir sur Twitter !

Oser… pour s’améliorer !

En gestion, il est pertinent de connaître le gain de réputation de nos meilleures retombées de presse. Tout comme il faut oser faire mesurer celles qui ont généré un déficit de réputation – pour prendre du recul…

Chez Mesure Média, nous avons adapté notre méthode de mesure du gain et du déficit de réputation en dollars – développée à l’origine pour les médias traditionnels – aux médias numériques.

Nos indices en dollars ainsi que nos scores en pourcentage s’adaptent à la fois aux variables propres à la presse écrite, à la radio, à la télévision, au web et aux journaux numériques, et aussi à Facebook, Twitter, Instagram et compagnie.

Grâce à nos données, nos clients osent se remettre en question… ce qui leur permet de définir plus précisément leurs nouvelles stratégies.

Pour en savoir plus, téléchargez notre Guide de la mesure en dollars de votre réputation sur les médias sociaux