Faut-il encore analyser les médias traditionnels?

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« Alors que l’utilisation des médias sociaux est devenue incontournable pour les organisations et les marques, est-il encore pertinent de faire analyser sa couverture obtenue dans la presse écrite (journaux et web), à la radio et à la télévision ? »

Cette question, on nous la pose continuellement. Et c’est tout-à-fait normal, puisque de plus en plus de campagnes de communication et marketing se déroulent sur les médias numériques, et l’on ne compte plus les crises qui naissent désormais sur Twitter, Facebook et autres.

Selon nous, il faut continuer d’analyser les médias traditionnels, en parallèle avec les médias sociaux. Et voici pourquoi :

1- L’évaluation des médias traditionnels et sociaux : un tout

Si les consommateurs/citoyens sont maintenant ravis de pouvoir s’informer à de nombreuses sources et plateformes, les communicateurs sont tout aussi heureux de pouvoir rejoindre leurs cibles via différents outils de communication possédant chacun leurs particularités.

Ainsi, un même message-clé peut très bien être écrit différemment, et illustré dans certains cas, afin de répondre au style de chaque plateforme.

Et, qui dit message dit… mesure. Il est essentiel de mesurer tous les messages diffusés dans différents médias traditionnels et sociaux – idéalement avec un même outil, ce qui existe maintenant. Parce que seul ce qui est mesuré peut être amélioré !

2- Plusieurs histoires naissent sur les médias sociaux et sont reprises par les médias traditionnels. L’inverse est aussi vrai.

Même si les meilleurs communicateurs planifient avec minutie leurs sorties dans les médias traditionnels et sociaux, il est rare que les résultats correspondent parfaitement à leurs souhaits.

Aussi : à tous les jours, de nombreuses organisations et marques doivent réagir à des informations qui sortent d’on ne sait où, et qui provoquent des opérations de rectification des faits.

Planifiées ou non, les nouvelles importantes – tout comme les rumeurs et les détails à première vue sans importance – circulent à la vitesse de l’éclair : soit dans les médias traditionnels avant d’être reprises dans l’univers 2.0, soit le contraire.

Pensons au récent reportage de J.E. sur le Service de police de la Ville de Montréal.

Initié par le journaliste Félix Séguin, de TVA, ce reportage a nourri, sans surprise, l’édition du Journal de Montréal du lendemain et alimenté les radios. Les quotidiens concurrents ont également dû sauter dans l’arène. Et rapidement, le SPVM a voulu atténuer l’impact de cette fronde en alimentant son compte Facebook.

3- Aussi influents soient-ils, les médias sociaux n’ont pas encore atteint le niveau de crédibilité de certains médias traditionnels.

De plus en plus de campagnes de communication-marketing font appel à des influenceurs, des blogueurs, des vlogueurs et des instagrammeurs pour faire parler d’un nouveau produit ou promouvoir des services et des idées. Et des organisations (telles le Club de hockey Canadien) peuvent rejoindre leurs publics, sans intermédiaires, grâce à leurs propres médias.

Malgré cela, des reportages importants – favorables ou défavorables – diffusés dans les médias traditionnels ont encore beaucoup de poids dans l’opinion publique, et monopolisent beaucoup d’énergies chez les communicateurs et les dirigeants.

En passant, avez-vous remarqué que la charge continuellement virulente du Président Trump ne vise presqu’uniquement que des médias traditionnels ? Le New-York Times, le Los Angeles Times, CNN, etc…

Analyse médiatique : oser… pour s’améliorer !

En gestion, il est pertinent de connaître le gain de réputation de nos meilleures retombées de presse. Tout comme il faut oser faire mesurer celles qui ont généré un déficit de réputation – pour prendre du recul…

Chez Mesure Média, nous avons adapté notre méthode de mesure du gain et du déficit de réputation en dollars – développée à l’origine pour les médias traditionnels – aux médias sociaux.

Nos indices en dollars ainsi que nos scores en pourcentage s’adaptent à la fois aux variables propres à la presse écrite, à la radio, à la télévision, au web et aux journaux numériques, et aussi à Facebook, Twitter, Instagram, etc.

Grâce à nos données, nos clients osent se remettre en question… ce qui leur permet de définir plus précisément leurs nouvelles stratégies.

Et vous, acceptez-vous de remettre en question vos stratégies de communication ?

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