Le bon coup médiatique de la semaine: Céline

Cette semaine, nous traitons d’un prénom qui est rapidement devenu une marque très importante, et ce, tant au Québec qu’à l’international.

« Céline » est en effet une marque qui est gérée avec beaucoup de professionnalisme, aux quatre coins de la planète, par des spécialistes du marketing et des relations publiques. Et, parfois aussi, par des stratèges en gestion de crise.

Céline Dion va au resto avec un jeune danseur et on lui prête une aventure ? Beaucoup de médias en parlent. Elle porte un coton ouaté et ça fait la manchette. Elle pose presque nue dans un magazine et c’est « The Talk Of The Town » ! Ses « selfies » avec des fans dans un aréna de Lanaudière, ces derniers jours, ont embrasé les médias sociaux. Et que dire de ses albums, ses spectacles et ses tournées, sans oublier ses trois enfants et son mari décédé.

Alors, il ne faut pas se surprendre si le lancement de sa collection de sacs à main, sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, ce mercredi, a monopolisé l’attention d’un très grand nombre de médias québécois.

Médias traditionnels

Fruit d’une habile stratégie, le lancement de la Collection Céline Dion a d’abord circulé durant sept jours, et ce, avant le lancement du 23 août.

Résultat : incluant la matinée du 24 août, il y a eu, au Québec, 1 458 mentions dans les médias traditionnels, soit 77 dans la presse écrite, 439 à la télévision 942 à la radio. Sans contredit, c’est plus que n’aurait pu générer tout autre lancement d’une collection de de sacs à main au Québec.

C’est à la radio que le lancement a fait le plus de bruit, avec 62 % des mentions. Ont suivi la télévision (32 %), de même que les quotidiens et le web (3 % pour chaque catégorie).

Parmi ces retombées, les détaillants Browns (où a eu lieu le lancement) et Simons (où la collection sera disponible par la suite) ont été mentionnés respectivement 276 et 140 fois. C’est ce qui a incité les gestionnaires de ces marques à s’associer à la locomotive médiatique nommée Céline.

CÉLINE DION EST LA SEULE PERSONNALITÉ QUÉBÉCOISE QUI, EN 24 HEURES, PEUT GÉNÉRER 693 RETOMBÉES POSITIVES DANS LES MÉDIAS TRADITIONNELS D’ICI.

Nous avons analysé l’une des retombées :

Journal de Montréal, 24 août, pages 35 à 37.
  • Toutes les variables sont positives, dont celles-ci : les titres, les amorces, les photos, le traitement journalistique, la position dans la page, la position dans le média, etc.
  • Gain de réputation de 114 259 $ pour la marque Céline Dion
  • Gain de réputation de 33 033 $ pour la marque Browns

Médias sociaux

Voici quelques données provenant des médias sociaux (aux aurores, jeudi matin) :

CÉLINE REGROUPE PLUS DE 23 MILLIONS DE FANS SUR FACEBOOK !

  • le compte Twitter officiel de la star compte plus de 700 000 fans et a fait l’objet, de la part de son équipe, de neuf publications (plus de 930 retweets);
  • sans surprise, la présence de Céline sur Facebook est très appréciée : on y compte plus de 23 millions de fans ! Mercredi, il y a eu deux publications de l’événement et près de 1 300 partages;
  • hier, malgré près de 2 millions de fans sur Instagram – média par excellence pour un lancement de produit – aucune publication à propos des sacs à main de Céline. Étrange…

Évidemment, toutes ces retombées ont généré des gains de réputation différents au bénéfice des marques « Céline », « Browns », « Simons », « Groupe Bugatti », « rue Sainte-Catherine » et « Montréal ». Mais, elles sont toutes neutres (factuelles) ou favorables – ce qui est exceptionnel.

Et maintenant…

Un tel lancement de produit génère beaucoup de données quantitatives et qualitatives, dont les gestionnaires de marques devraient tenir compte. Pourquoi ? À la fois pour apprécier leurs performances et, aussi, pour déterminer des stratégies différentes visant à obtenir de meilleurs résultats à la prochaine occasion.

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

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