Le bon coup médiatique de la semaine: Louis Garneau

Il est probablement tout autant ambitieux qu’opportuniste, et il ne repousse pas les caméras.

Ces traits caractéristiques, qui ont grandement contribué à la réussite en affaires de l’ex-cycliste Louis Garneau, sont maintenant au coeur d’un enjeu de société que des circonstances tragiques l’incitent à promouvoir : le port du casque à vélo.

Rappel des faits

Samedi le 21 juillet dernier, l’ex-athlète olympique a fait une chute de vélo qui l’a passablement amoché : performation à un poumon, importante commotion cérébrale et épanchement de sang au cerveau.

Ce n’était pas suffisant pour empêcher l’une des personnalités les plus médiatisées du monde des affaires au Québec de tirer profit – dans le bon sens du terme – de la situation…

Dès le jour de l’accident, l’entourage de Garneau a diffusé des photos de lui à son arrivée à l’hôpital. Et les médias – qui l’apprécient et qui ont peu de nouvelles à diffuser au cours de l’été – ont suivi son rétablissement, de jour en jour, tout en s’intéressant à son 1001e projet.

L’HOMME D’AFFAIRES TIRERA PROFIT DE LA SITUATION. LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE, ET LES CYCLISTES DE LA PLANÈTE TOUT AUTANT… ET MÊME PLUS !

Combien ?

Assez étonnamment, la marque Louis Garneau est loin d’être exploitée à son plein potentiel dans les médias sociaux.

En effet, la page « personnalité publique » de Louis Garneau sur Facebook n’est plus utilisée depuis l’an dernier, et son président utilise plutôt son profil personnel. Considérant sa notoriété, son réseau de 2500 « amis » devrait être beaucoup plus imposant. Sur Twitter, Louis Garneau « retweete » un tas d’informations d’actualités liées à son sport préféré, mais ne semble pas diffuser de contenu original.

Par ailleurs, c’est dans les médias traditionnels que « l’affaire Garneau » a été le plus présente. Ainsi, du 21 au 26 juillet inclusivement, les médias traditionnels québécois ont mentionné pas moins de 558 fois le nom de Louis Garneau, en lien avec cet accident.

558 MENTIONS DE LOUIS GARNEAU LIÉES À CET ACCIDENT !

À eux seuls, le Journal de Québec, le Journal de Montréal et TVA ont consacré, sur leurs différentes plateformes, 196 reportages à cette nouvelle. Il n’y a rien de surprenant à cela puisque Louis Garneau et Québecor sont les deux principaux partenaires de l’événement Granfondo.

La couverture a été répartie aux quatre coins du Québec : 22 % des retombées proviennent des médias de Montréal, 20 % de Québec et il y en a eu partout parce que Louis Garneau est connu partout au Québec.

Source : Facebook de Louis Garneau

Nous avons analysé deux de ces retombées :

  • « Mon casque m’a sauvé la vie », Le Soleil, 23 juillet. Toutes les variables sont positives, dont celles-ci : le titre, l’amorce, la photo, la légende, le traitement journalistique, la position dans la page, la position dans le média, etc. Gain de réputation de 45 062 $ pour Louis Garneau (combiné une et page 3) et de 48 608 $ pour l’enjeu « port du casque à vélo » (combiné une et page 3) ;
  • En quête du « casque le plus sécuritaire au monde », Journal de Québec, 24 juillet. Toutes les variables sont positives, dont celles-ci : le titre, l’amorce, la photo, la légende, le traitement journalistique, la position dans la page, la position dans le média, etc. Gain de réputation de 17 360 $ pour Louis Garneau et de 15 573 $ pour l’enjeu « port du casque à vélo ».

Au bénéfice de qui ?

Très souvent, les gains de réputation (ou les déficits) qui sont associés aux retombées provenant des médias traditionnels et sociaux peuvent être nombreux.

Ainsi, comme on vient de le voir avec les exemples qui précèdent, la marque Louis Garneau – intimement associées à l’homme et à ses produits – profite, au coeur d’une saison idéale de vélo, du gain de réputation de cette couverture de presse.

Toutefois, l’enjeu « port du casque à vélo » est présent dès les premiers reportages, et il a pris plus d’importance à partir du moment où l’homme d’affaire a annoncé qu’il allait lancer un projet de recherche, de concert avec les départements d’ingénierie d’universités québécoises, dans le but de créer le casque de vélo le plus sécuritaire au monde.

Il y a fort à parier que le gouvernement du Québec voudra tirer profit, lui aussi, de tout le rayonnement favorable que les médias traditionnels et sociaux viennent d’accorder au port du casque à vélo. Une campagne conjointe avec Louis Garneau dès le printemps 201 9 ?

 

0 commentaire(s)