Mesurer efficacement les médias, à travers les pièges… (1ère partie)

Chiffrer les résultats du travail des professionnels des relations publiques est une activité relativement récente – c’est plus fréquent depuis quelques années.

Ainsi, après plusieurs décennies de « C’est pas mal bon ! » – en s’appuyant sur le bon vieux pifomètre – les gestionnaires peuvent maintenant optimiser leur gestion en analysant des données qui permettent de mesurer à peu près tout.

Dans le premier de deux blogues sur le sujet, voici quatre pièges qui sont continuellement devant nous. Soyons vigilants afin de les éviter…

1) Perdre de vue les objectifs et les valeurs

Nous sommes dans une ère de « faisons parler de nous, partout, et vite, en toutes circonstances ! ».

Cette excitation nuit très souvent à des entreprises, des organisations, des marques et… à leurs gestionnaires.

DANS L’EXCITATION, IL EST BIEN FACILE DE PERDRE LA CARTE…

Cibler des publics et choisir les messages appropriés doit demeurer la base de toute communication. Or, dans l’excitation, il est bien facile de perdre la carte… en communiquant – particulièrement dans les médias sociaux et sans recul – du contenu qui n’est pas collé aux objectifs et aux valeurs…

2) Tenter d’impressionner avec… des impressions

Une marque québécoise peut-t-elle obtenir 55 millions d’impressions grâce à une campagne de relations de presse de portée relativement restreinte ? C’est pourtant ce qu’a déjà affirmé une collègue qui ne jure que par les impressions.

Celle-ci aurait certainement pu devenir relationniste pour les Redskins de Washington, l’équipe de football de la NFL qui a déjà affirmé avoir obtenu 8 milliards d’impressions lors de son camp d’entrainement. Oui, vous avez bien lu : 8 milliards d’impressions !

MOINS LES DONNÉES SONT SPECTACULAIRES, PLUS ELLES SONT CRÉDIBLES !

Rappelons ce que sont les impressions : « Si votre publicité est apparue 100 000 fois à un endroit donné, pendant une période donnée, il est important de comprendre que cela ne veut pas dire que 100 000 personnes ont vu votre publicité. Une personne pourrait voir plus d’une fois votre bannière, donc pourrait être exposée à plus d’une impression » (source : manurimedia.com)

3) Gonfler artificiellement l’importance des communautés

Le phénomène est réel et grandissant : de plus en plus de gestionnaires de marques et d’influenceurs achètent de faux abonnés !

La démarche est simple comme bonjour : ils vont sur des sites spécialisés et des robots génèrent du trafic et des « J’aime ». Ceci a pour conséquence de diminuer considérablement l’engagement sur les réseaux sociaux.

UNE STRATÉGIE EFFICACE : MOINS D’ABONNÉS, MAIS UN PLUS HAUT TAUX D’ENGAGEMENT.

En 2018, les organisations et les marques veulent de l’engagement. Il est donc préférable d’avoir moins d’abonnés, mais un plus haut taux d’engagement.

Plus une marque parvient à susciter de l’engagement, plus son contenu sera apprécié de ses abonnés. Et plus son « ROI » (retour sur investissement) sera intéressant.

4) Ne pas aller au-delà des statistiques…

Bien sûr qu’il est stimulant et instructif d’analyser les statistiques qui proviennent des médias sociaux ! Cependant, il n’y a pas que ça qui compte…

RAPIDITÉ, VÉRITÉ ET EMPATHIE.

Les médias sociaux, c’est une mer, une jungle ! Comment survivre et s’y démarquer ? Voici trois trucs qui fonctionnent très bien :

  • répondre aux commentaires que les membres de votre communauté prennent la peine de vous écrire : rapidement, mais après avoir pris le temps de vérifier vos informations, et en faisant preuve d’empathie ;
  • aller inscrire des « J’aime » dans les publications qui mentionnent favorablement votre marque ;
  • interagir avec d’autres organisations dans le but d’augmenter la notoriété de votre marque.

Ce blogue a été coécrit par Caroline Cormier et Pierre Gince.

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