Analyse de presse

Quand les Grands Ballets s’enfargent dans leurs pointes…

Par Caroline Roy   |   14 janvier 2014
casse noisette
Photo : les Grands Ballets Canadiens de Montréal

 

Scandale jeudi matin au 98,5 FM ! Des parents ont dû débourser 42 $ pour que leur bébé de trois mois puisse assister au ballet Casse-Noisette avec toute la famille en décembre.

 

Le poupon n’occupait pourtant aucun siège dans la salle Wilfrid-Pelletier. Il a passé le spectacle sur les genoux de sa mère. Le père s’est indigné. Il a donné une entrevue jeudi aux aurores à Dominic Arpin et Paul Arcand.

 

Le mal était fait pour la Place des Arts et les Grands Ballets Canadiens. L’entrevue du père choqué au 98,5 FM représente à elle seule une perte de réputation de – 33 000 $ ??? pour les Grands Ballets, selon notre outil d’analyse de presse mesure-d.

 

Question de calmer la controverse, c’est même le président-directeur général de la Place des Arts, Marc Blondeau, qui a répondu aux questions des médias sur le sujet.

 

Un 50e pourtant réussi

 

Cette histoire tourne autour d’un détail, d’un faux pas… Un faux scandale à la limite, car il est vrai que des bébés n’ont peut-être pas encore leur place au spectacle. Mais peu importe, la nouvelle a roulé en boucle en 98,5 FM jeudi, Radio-Canada en a traité à son antenne et Sophie Durocher y est aussi allée vendredi d’une chronique dans Le Journal de Montréal.  

 

Cette histoire ternit, du moins temporairement, l’image des Grands Ballets et de la Place des Arts. Les deux institutions s’en seraient passées… Elles qui avaient pourtant réussi leur récente campagne de relations publiques pour souligner les 50 ans de Casse-Noisette. 

 

Parions que les Grands Ballets Canadiens auraient préféré publier un communiqué pour vanter l’assistance en décembre à Casse-Noisette au lieu de devoir diffuser un communiqué d’excuses aux parents concernés   

 

La bonne nouvelle dans tout ça…

 

Aux côtés de la littérature et des arts visuels, la danse figure sans aucun doute parmi les formes culturelles les moins couvertes par les médias. Dans ce contexte, la récente couverture sur le 50e anniversaire de Casse-noisette s’est avéré un franc succès.

 

Les Grands Ballets ont eu l’idée géniale d’avoir comme porte-parole du 50e les différentes danseuses qui avaient incarné le personnage principal de Clara dans Casse-Noisette au fil des décennies.

 

Moins friand de danse, Le Journal de Montréal a néanmoins publié à la mi-décembre un reportage de deux pages sur les souvenirs de Casse-Noisette. La Presse a donné la parole aux anciennes ClaraLe Devoir aussi.

 

Sur les ondes de Radio-Canada à l’émission Dessine-moi un dimanche, la chroniqueuse Catherine Pogonat a affirmé que le spectacle était de plus en plus somptueux.  

 

Pour donner une idée, le reportage du Journal de Montréal représente à lui seul un gain de réputation de 141 000 $ pour les Grands Ballets, selon notre outil mesure-d.

 

Mais voilà… Le retour des fêtes est généralement synonyme de creux dans l’actualité. Les députés ne siègent pas, la Commission Charbonneau est suspendue… Pendant ce temps, les médias sont toujours à la recherche de manchettes accrocheuses. C’est pourquoi chaque organisation devrait se méfier de ces périodes plus tranquilles dans l’actualité : sait-on jamais quand une petite controverse comme celle de Casse-Noisette peut surgir et alimenter les principaux réseaux d’information…

 

Pour en savoir plus sur le gain de réputation : mesure-d.ca.


Caroline Roy
Caroline Roy
Caroline Roy œuvre dans le domaine des communications depuis plus de 10 ans. D’abord journaliste, notamment au Journal de Montréal pendant quatre ans, elle a agi comme analyste principale chez un courtier en information médias, avant de se joindre à l’équipe de Mesure Média en 2013, où elle a rapidement montré sa passion et sa détermination au point d’en devenir associée et vice-présidente dès 2015.