Analyse de presse

Couverture de presse positive : si c’est si bon que ça, pourquoi l’analyser ?

Par Caroline Roy   |   11 novembre 2014

Ils sont incontournables dans la vie socio-économique du Québec et reçoivent majoritairement une couverture favorable de la part des médias. Qui sont-ils ? Les festivals, événements et attractions touristiques.

Dans mon dernier billet de blogue, je reprenais le cas du collège Brébeuf – et de son animatrice de théâtre congédiée – pour expliquer pourquoi il ne faut pas craindre d’analyser des retombées de presse négatives à propos de son organisation.

Ce mardi, j’ai eu à me pencher sur la situation inverse, dans le cadre d’une conférence que j’ai prononcée au congrès annuel de Festivals & Événements Québec, à Laval.

Certes, les événements et attractions touristiques essuient parfois des critiques dans les médias : par exemple la malpropreté d’un site après un spectacle ou la venue d’un artiste controversé. Mais en règle générale, leur couverture de presse est majoritairement favorable.

C’est le cas du Festival western de St-Tite qui a été un peu médiatisé, cette année, pour des bagarres entre fêtards éméchés et l’annulation du spectacle d’ouverture de Roch Voisine. Mais au final, les médias ont surtout retenu les festivités et l’ambiance distinctive de cet événement unique en Mauricie.

Alors, pourquoi analyser une couverture positive ? On le sait que c’est bon… Faudrait-il payer pour ça ?

Je réponds simplement :

« Ce qui n’est pas mesuré ne peut pas s’améliorer ».

 

Budget et médias restreints

Les festivals et événements font face à un contexte budgétaire et médiatique restreints.

D’une part, les médias traditionnels (journaux, radio, télévision et même les sites Web d’information) sont moins nombreux. D’autre part, les journalistes ont l’embarras du choix pour couvrir des événements ou attractions touristiques au Québec.

Parvenir à se distinguer dans les médias traditionnels, c’est devenu un exploit !

Ensuite, la tarte budgétaire des gouvernements et des commanditaires privés – les institutions financières, les compagnies de télécommunications, etc. – pour soutenir les événements culturels et touristiques au Québec rétrécit alors qu’ils sont sollicités de toutes parts pour commanditer des événements. Pourquoi choisiraient-ils un festival ou une attraction plutôt qu’un autre ?

Ai-je besoin de rappeler les coupures dans les différentes instances gouvernementales, y compris les sociétés d’État telles Loto-Québec ?

 

Une nouvelle « obligation » de mesurer

Depuis plusieurs années, les gestionnaires d’événements et d’attractions touristiques doivent présenter à leurs partenaires, différents rapports d’évaluation de leur efficacité : achalandage, satisfaction de clientèle, etc.

Je constate que l’évaluation des retombées de presse est de plus en plus souvent demandée – cela pourrait devenir la prochaine norme exigée.

Nous avons aussi des clients qui, sans attendre de se faire demander l’impact de leurs retombées de presse, prennent l’initiative de les faire évaluer. À la fois pour améliorer leur gestion et pour être en mesure de démontrer, noir sur blanc, leur valeur (gain de réputation) en dollars.

Si vous ne souhaitez pas que le budget de votre événement ou attraction soit coupé… soyez outillés !

 

Améliorer ses opérations de presse

Revenons au Festival western de St-Tite. Cet événement a reçu, une fois de plus, une couverture de qualité au cours de l’été.

Il y a eu d’importants reportages à Sucré salé et à Salut, bonjour !. À Radio-Canada, l’animatrice Pénélope McQuade a consacré une émission entière au thème « country » en recevant, entre autres, Grégory Charles qui allait se produire quelques semaines plus tard à St-Tite.

Parmi les excellentes retombées de presse du Festival western de St-Tite se trouve aussi une entrevue de la chanteuse Annie Blanchard, ex-star académicienne, dans le magazine 7 Jours. Une retombée qui représente un gain de réputation de 50 320 $ pour le Festival western, selon notre outil d’évaluation des médias, mesure [d] *.

C’est l’une des meilleures retombées que le Festival western a décroché cette année,  dans un magazine qui rejoint très bien son public cible. Parions que l’an prochain, les responsables des communications du Festival continueront de cibler ce magazine et d’autres publications du même type… avec de nouvelles personnalités.   

Ceci démontre que ce qui est mesuré peut être apprécié, amélioré ou répété !

Alors, même si votre organisation bénéficie d’une couverture médiatique favorable, l’analyse de presse permet d’évaluer ses bons coups dans un univers médiatique difficile. Et, aussi, de se démarquer auprès de partenaires aux budgets de plus en plus restreints… et qui sont de plus en plus sollicités !

Permettez-moi une dernière suggestion aux gestionnaires d’événements et d’attractions touristiques : ne laissez pas vos partenaires et commanditaires diminuer vos budgets au hasard… Vous êtes « condamnés » à mesurer ! 

 

* Précision : Après avoir déterminé le coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, mesure [d] évalue différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels. Mesure [d] est au service des organisations et des marques depuis 1994.

 


Caroline Roy
Caroline Roy
Caroline Roy œuvre dans le domaine des communications depuis plus de 10 ans. D’abord journaliste, notamment au Journal de Montréal pendant quatre ans, elle a agi comme analyste principale chez un courtier en information médias, avant de se joindre à l’équipe de Mesure Média en 2013, où elle a rapidement montré sa passion et sa détermination au point d’en devenir associée et vice-présidente dès 2015.