Beau temps pour la CSN, mauvais temps pour la FTQ

La FTQ et la CSN vivent deux réalités médiatiques bien différentes. Pendant que la CSN gagne des points en réussissant la syndicalisation des dépanneurs Couche-Tard, la FTQ se fait éclabousser à la Commission Charbonneau… menant au départ de son président Michel Arsenault.

Source : FTQ 

Depuis lundi dernier, la FTQ ou le nom de Michel Arsenault se sont retrouvés plus d’une centaine fois dans le titre ou l’amorce d’article de journaux au Québec.* Est-ce nécessaire de préciser que les gros titres étaient rarement positifs à l’endroit de la plus importante centrale syndicale au Québec ?

Il y a tellement d’histoires racontées à la Commission Charbonneau sur la FTQ-Construction que le grand public n’a pu en retenir tous les détails…

Cependant, voici les mots associés à la FTQ et à son président dans les médias : crime organisé, Accurso, party, yacht, Rizzuto, île « Moukmouk », voleur, grogne, caïd et mafia.

C’est sans doute ces mots ravageurs qui restent dans l’opinion publique. Quand ça va mal…

 

Une réputation en chute libre

Analysons une seule retombée de presse sur la FTQ pour mesurer l’ampleur de la perte de réputation de la centrale syndicale durant les derniers jours.

Le reportage de Catherine Kovacs, diffusé au Téléjournal 18h de Radio-Canada, témoigne que le président de la FTQ a défendu au Fonds de solidarité le dossier de Carboneutre, associé à Raynald Desjardins, un homme au lourd passé criminel.

Voici un exemple d’une retombée négative pour la FTQ qui représente -9 840 $ en perte de réputation, selon notre outil d’évaluation des médias mesure-d.  

Et pour cause, les images d’arrestation de Raynald Desjardins et les coupures de presse sur Vito Rizzuto n’évoquent rien de positif pour le téléspectateur qui regarde ce reportage.

Et il s’agit d’un seul reportage de plus de 2 minutes…

Dans ce contexte, on comprendra que le SCFP, le plus important syndicat membre de la FTQ, ait remis ouvertement en question le leadership de Michel Arsenault – lui mettant sur les épaules, une pression qui était devenue intenable.  

On comprendra aussi que le candidat à la présidence de la FTQ, Claude Généreux, affirme que « c’est le temps de défendre nos membres plutôt que de défendre notre réputation. » 

 

La CSN gagne son pari

Pendant ce temps, la CSN a plutôt bien paru dans les médias. Pourquoi ? Parce que la centrale syndicale a annoncé lundi dernier s’être entendue avec six dépanneurs de la chaîne Couche-Tard.    

CSN_CoucheTard

Source : CSN

Le bras de fer est donc terminé entre la CSN et Couche-Tard. Et la CSN a gagné son pari, soit celui de syndicaliser des dépanneurs.

Dans La Presse Affaires, la nouvelle occupait près d’une demi-page mardi dernier. À l’inverse de la FTQ, il s’agit d’un gain de réputation de 61 000 $ pour la CSN.

Plus que jamais, la gestion de la réputation est capitale pour les organisations. Autant la CSN doit se réjouir de la dernière semaine, autant la FTQ voudrait l’effacer de son histoire. Comme quoi, le diction parlez-en en bien, parlez-en en mal, ne tient pas la route.     

Pour en savoir plus sur le gain de réputation : mesure-d.ca.

Selon le moteur de recherche Eureka.cc. 

Vous aimerez peut-être aussi

0 commentaire(s)