Tops et flops médiatiques (première moitié de 2016)

gains et déficits médiatiques

Comme le veut la désormais célèbre tradition, Mesure Média profite de l’été qui arrive pour dresser la liste des principaux gains et déficits médiatiques des six premiers mois de l’année.

Voici donc le palmarès des organisations et des personnalités qui ont gagné ou perdu leur réputation depuis janvier 2016…

 

Les tops

1- Justin Trudeau à la Maison Blanche

En mars dernier, c’est un véritable accueil princier qu’a réservé le président Obama à Justin Trudeau lors de sa visite à la Maison blanche. Entre glamour et politique, les médias ont tout détaillé de cette visite : les robes de Sophie Grégoire et Michelle Obama, les repas, les invités du bal, l’amitié Trudeau-Obama que les journalistes ont qualifié de « bromance ».

La rencontre entre le PM canadien et le président américain a même fait la première page du Washington Post et du New York Times !

 

2- Xavier Dolan, toujours victorieux à Cannes

Le réalisateur Xavier Dolan est un habitué de ce palmarès. En réalité, c’est la personnalité qui s’est retrouvé le plus souvent parmi nos tops médiatiques !

Que voulez-vous, il trouve toujours le moyen de briller au Festival de Cannes, même si cette année, les médias américains ont été très sévères à l’endroit de son film Juste la fin du monde. Comme quoi la mauvaise presse n’a pas influencé le jury de Cannes…

3- Robert Poëti, le politicien qui veut faire le ménage

L’ex-ministre des Transports, Robert Poëti, est sans contredit le député libéral qui a accumulé le plus important gain de réputation durant la dernière session parlementaire. Il n’a peut-être pas beaucoup de compétition… mais tout de même !

S’il a perdu sa limousine de ministre en début d’année, M. Poëti apparaît dans l’opinion publique comme le seul politicien libéral à avoir voulu faire le ménage au Ministère des Transports (MTQ). Le 20 mai dernier, la chronique de Patrick Lagacé, dans La Presse +, a valu à Robert Poëti un gain de réputation de 44 465 $.

4- Julie Sndyer : son avenir fait jaser

L’animatrice Julie Snyder a procuré à TVA des cotes d’écoute record grâce aux Star Académie, Banquier et autres mégas-productions. Mais depuis sa séparation avec Pierre Karl Péladeau, l’avenir de la « démone » reste incertain au sein du réseau appartenant à Québécor.

Principal indice : elle n’a pas réalisé l’entrevue au printemps avec Céline Dion, alors qu’elle avait pourtant le monopole de ces entrevues à TVA il y a quelques temps à peine.

À la fin avril, son entrevue juste et touchante, à Tout le monde en parle, a rassemblé 1,6 million de téléspectateurs à Radio-Canada. Elle n’a peut-être pas interviewé Céline, mais Julie a donné à Guy A. Lepage l’entrevue la plus marquante à la télé québécoise depuis le début de l’année. Si marquante que PKP démissionnait de son poste de chef du PQ moins de 24 heures plus tard…

5- Caisse de depôt : l’art de réussir à lancer un projet de transport

Le train ne roule pas encore, mais le projet de SLR à Montréal, annoncé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a été très bien reçu. Un quasi-exploit, alors que les projets de prolongement du métro, de lignes rapide d’autobus et de trains de banlieue, sont généralement coupés en rondelles par les critiques.

Reste à voir si la CDPQ conservera cette bonne presse, qui lui vaut notamment un gain de réputation de 6 835 $ au Téléjournal de Radio-Canada le jour de l’annonce.

 

Les flops

1- Les démissionnaires du PQ

Ce printemps, c’est dans les larmes que le Parti québécois a perdu deux piliers. D’abord, Pierre Karl Péladeau, qui avait dominé médiatiquement tous ses adversaires dans la course à la chefferie un an plus tôt, a démissionné de son poste pour des raisons familiales. Plus récemment, Bernard Drainville, désabusé par le départ de PKP, a quitté lui aussi.

Les caricaturistes ont tôt fait de rappeler à Bernard Drainville, ses anciennes prises de position. À elle seule, celle-ci lui vaut un déficit de réputation de -33 710 $.

2- Nathalie Normandeau éclipse le budget du Québec

Le 17 mars dernier, on attendait le budget du Québec comme nouvelle du jour, mais c’est plutôt l’arrestation de l’ex-vice première ministre Nathalie Normandeau par l’UPAC qui a fait la manchette.

Si Nathalie Normandeau a tout perdu – son boulot au FM93 et sa réputation (déficit de -193 863 $ uniquement pour cette une du Journal de Montréal au lendemain de son arrestation) – Robert Lafrenière, le grand patron de l’UPAC, s’est assuré de devenir incontournable dans l’actualité cette journée-là. À tel point que le Conseil des ministres ne pouvait que le reconduire dans ses fonctions quelques semaines plus tard…

3- Le CH : tout ce qui monte redescend

L’équipe de Mesure Média doit se confesser…

Portés par les succès du Canadien de Montréal l’automne dernier, nous avions placé la « Sainte-flanelle » dans les tops médiatiques de 2015. Force est d’admettre que nous nous sommes emballés trop vite…

Avec son gardien vedette blessé, le CH a descendu dans les bas-fonds du classement et a raté tristement les séries, comme toutes les autres équipes canadiennes – ce qui lui a valu une couverture de presse plus critique qu’à l’habitude…

4- Sam Hamad, traqué jusqu’en Floride

En mars, se disant « brûlé », Sam Hamad s’est réfugié en Floride après des révélations de l’émission Enquête à l’effet qu’il aurait fait avancer un dossier du controversé Marc-Yvan Côté.

Comble de malheurs pour l’ex-ministre, qui voulait « refaire le plein d’énergie », une caméra de télé floridienne l’a traqué en train de ranger ses bâtons de golf dans sa voiture. Une nouvelle peu élogieuse sur Wink News (petite antenne locale de CBS), qui lui a valu un déficit de réputation de – 485 $, mais surtout, un déficit de plusieurs dizaines de milliers de dollars si l’on additionne les diffusions au Québec.

Ajoutons à ses malheurs, cette photo du député dans les bras de Morphée, prise dans l’avion vers la Floride, qui a fait le tour des médias sociaux… Mince consolation : Régis Labeaume s’ennuie de lui et souhaite son retour !

5- Michèle Richard, en état d’ébriété : on tue la une

Finissons ce palmarès des flops par un peu de sarcasme…

Le jeudi 16 juin, pour la 4e fois de sa vie (apprendra-t-elle un jour ?), la chanteuse Michèle Richard a été arrêtée en état d’ébriété au volant.

Une nouvelle hautement d’intérêt public (hum… hum…) qui s’est retrouvée en une du Journal de Montréal, reléguant la tuerie d’Orlando en page 22.

Mentions spéciales :

  • Les pitbulls : ces chiens que l’on veut interdire et qui seront sans aucun doute le sujet de l’été !
  • Zika : ce fichu virus, viendra-t-il gâcher la fête des Olympiques ?
  • Maria Sharapova : gestion de crise digne de mention après que cette athlète féminine, parmi les mieux payées, eut échoué à un test antidopage. Suspendue, elle sera absente des courts durant deux ans.
  • Les libéraux provinciaux qui sont en continuelle gestion de crise depuis l’hiver sur des sujets aussi variés que le MTQ, les centres jeunesse, la fermeture de Melaric, Rona, Bombardier, la perte des sièges sociaux, Uber, l’UPAC, le féminisme, le salaire des médecins, Jacques Daoust, les déclarations inappropriées de Rita de Santis, etc., etc., etc.

2 commentaire(s)

  1. André C. Gauthier 1 année auparavant

    Quelle est la date de mise en ligne des Tops et des Flops de 2016? Félicitations pour vos chroniques André C Gauthier Mont-Royal Qc

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    1. Caroline Roy
      Caroline Roy 1 année auparavant

      Nous les avons mis en ligne à la fin juin. Merci !

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