Relations publiques

Bon coup médiatique : Marc Bergevin

Par Pierre Gince, PRP, ARP   |   19 octobre 2020

Pandémie ou pas, le Club de hockey Canadien occupe une part très importante du paysage médiatique. Ainsi, douze mois par année, les médias généralistes et de sport dits « nationaux » peinturent en bleu-blanc-rouge, les marchés du grand Montréal et même la totalité du Québec.

Le CH, c’est un « cas » – à un point tel que, lorsque nous proposons à nos clients de se comparer à la Sainte-Flanelle, le même commentaire jaillit presqu’à chaque fois : « Ce n’est pas une bonne idée… puisque nos réalités sont bien trop différentes ! ».

Cette semaine, regardons comment la réalité du Canadien n’est probablement pas si différente de la vôtre…

Tout comme le CH…

Parmi leurs fonctions, Jean-François Bergeron à la SQDC, Dominic Brown chez Chocolats favoris, Dre Diane Francoeur à la FMSQ et de nombreux autres dirigeants incarnent une marque et ont à communiquer – à travers les médias sociaux et traditionnels – avec différents publics.

Chez le Canadien, le directeur gérant Marc Bergevin et l’entraineur-chef Claude Julien interviennent à peu près quotidiennement au nom de l’équipe. Parallèlement, le président Geoff Molson et son vice-président aux communications, Paul Wilson, prennent parfois la parole au nom de l’entreprise.

Que traitent-ils ? Tout comme vous, de plusieurs enjeux simultanément.

SOURCE : CISION

Résultat : en théorie, tout ce qui se dit et s’écrit pourrait être analysé. Mais, de façon pratique –lorsque le volume est immense – seuls certains enjeux méritent d’être scrutés afin de connaitre le gain ou le déficit de réputation, et l’écart qui existe avec la valeur publicitaire.

Marc Bergevin : continuellement dans les montagnes russes !

Selon les mois, les semaines, les journées – et parfois même les heures – la réputation de Marc Bergevin oscille comme s’il était dans les montagnes russes de La Ronde !

Par exemple : vendredi dernier, alors qu’il essuyait son lot de critiques pour avoir négligé de repêcher des joueurs de la LHJMQ, Bergevin a lancé qu’il considérait attirer Taylor Hall à Montréal – un vieux truc de diversion !

LA PERCEPTION, C’EST… LA RÉALITÉ. SI COLLECTIVEMENT, NOUS CONSIDÉRONS QUE LE CANADIEN DEVRAIT REPÉCHER DES JOUEURS QUÉBÉCOIS, LE CH ET MARC BERGEVIN ENREGISTRENT UN IMPORTANT DÉFICIT DE RÉPUTATION

À l’opposé, si le même Bergevin attire à Montréal plusieurs joueurs pouvant améliorer l’équipe immédiatement sans qu’il ait eu à hypothéquer son avenir, alors il génère de nombreux gains de réputation qui contrebalancent les pertes.

Or, c’est exactement ce qui survient avec les enjeux analysés dans les secteurs de la santé, de l’alimentation, des technologies, du cannabis, etc.

Combien ?

La valeur d’une retombée à l’autre varie souvent beaucoup.

Ainsi, depuis le début de septembre, l’arrivée de nouveaux joueurs chez le Canadien – marquée par la signature du gardien Jake Allen – a généré une courbe généralement favorable.

SELON MESURE MÉDIA, CETTE RETOMBÉE A VALU À ELLE SEULE, UN ÉCART FAVORABLE DE +141 % AU CANADIEN.
SOURCE : TVA SPORTS

Mais, durant plusieurs jours d’affilée, le fait que le Canadien n’ait pas repêché de joueurs québécois a généré un important déficit de réputation… En plus des chroniqueurs et analystes du merveilleux monde du sport, des analystes politiques ont également sauté dans la mêlée – notamment Mathieu Bock-Côté.

CETTE CHRONIQUE A CRÉÉ UN DÉFICIT DE RÉPUTATION DE – 16 600 $ AU CH. SOURCE : TVA SPORTS

CE SERAIT UNE ERREUR D’OBTENIR UNIQUEMENT DES DONNÉES GLOBALES SUR LA COUVERTURE MÉDIATIQUE D’UNE ORGANISATION… PUISQUE LES FAITS LES PLUS SIGNIFICATIFS SE TROUVENT TOUJOURS DANS LES CROISEMENTS DE DONNÉES DES DIFFÉRENTS ENJEUX.

À retenir :

  • L’analyse du contenu des médias traditionnels et sociaux contribue à la gestion globale et spécifique des enjeux de communication – donc, à l’amélioration des performances.

 

Tous les lundis, le président de Mesure Média, Pierre Gince, présente un Bon coup médiatique récent ou… un Mauvais coup !